La Via Rhona à vélo :
de Sablons à Montélimar

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3 jours du nord de la Drôme aux portes du Vaucluse, en passant par l’Ardèche

Cela faisait deux ans que la Via Rhona me faisait de l’œil, deux ans que j’essayais de convaincre Guillaume de la parcourir à vélo. Un défi sportif, une envie d’aventure, des vacances différentes. Bref, une sensation de liberté et de nouveauté. En ce matin du 16 juillet 2018 nous étions fin prêts. L’idée ? Avaler des centaines de kilomètres pour atteindre notre but : un des bras du Rhône, cap vers la mer.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, j’avais juste une patate d’enfer et une motivation de folie. J’étais prête et j’avais hâte. Je mettais de côté les douleurs physiques qui allaient arriver – surtout celle des fesses- pour ne me concentrer que sur le positif ! Les paysages uniques que nous allions pouvoir voir et qui ne se dévoilent qu’aux courageux sportifs, les rencontres que nous allions faire et les découvertes locales qui allaient s’offrir à nous. Notre itinéraire de cette aventure sur la Via Rhona était prêt avec une place plus ou moins grande réservée à l’inconnu. Car c’est bien ça la magie du voyage et de l’aventure : prévoir où l’on va dans les grandes lignes et laisser place à l’inconnu et au mystère pour encore plus de découvertes et de charme.

10 jours sur les routes à pédaler – itinéraire

Le jour du départ

Nous sommes tombés d’accord avec Guillaume. Nous ne partirons pas de Lyon même, mais d’un petit village directement à côté de chez les parents d’Amandine. Celui où elle a passé une bonne partie de son enfance : Sablons. Voyez-y là une envie de nostalgie, de boucle bouclée ou ce que vous voulez, mais c’est en fait surtout stratégique. Nous savons pour nous être renseignés un minimum que la piste cyclable entre Lyon et Sablons n’est pas terminée et surtout pas très belle. Elle traverse en effet un grand site d’usine et offre des paysages plutôt gris et tristes. Bref, on nous l’a déconseillée. Vienne aurait pu être une alternative, mais Amandine connaissant pratiquement tous les villages jusque Valence, nous n’avons pas envie de commencer par du déjà-vu pendant plusieurs jours.
C’est donc décidé : notre village de départ est Sablons, sous son pont emblématique. Nous avons hâte de partir. 10h du matin, le temps de sortir nos vélos du coffre, de s’équiper correctement !

Rencontre avec le Dauphiné Libéré

Sur un coup de tête, quelques dizaines de jours avant notre départ, nous prenons contact avec une correspondante locale du Dauphiné Libérée pour leur faire part de notre aventure, somme toute originale. C’est avec grand plaisir qu’elle accepte de nous rencontrer avant de partir pour nous poser quelques questions. Nos motivations, nos équipements, notre itinéraire, nos objectifs, ce que nous pensons voir, faire, découvrir, comment, pourquoi… Wahoo, c’est une demande très détaillée ! C’est limite si nous avons réponse à tout, tellement nous souhaitons nous laisser guider selon nos envies. Nous n’avons pas prévu en effet de villes précises pour nos escales ni réservé tous les campings, hôtel ou autre. Nous avons notre tente et si un refus arrive, bivouaquer ne nous fait pas peur. Néanmoins, c’est assez drôle de se faire interviewer de la sorte et on se prête au jeu facilement. C’est encore plus excitant en sachant que nous sommes à quelques minutes du départ. Et partager ce voyage que nous préparons depuis plusieurs mois est vraiment satisfaisant. Comme si nous ne partons pas que tous les deux finalement.

Mais vite, vite l’heure tourne et nous sommes attendus par Valence en fin d’après-midi. Au programme : une cinquantaine de kilomètres à parcourir et au moins 4-5h à pédaler.

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Les pistes boisées du nord de la Drôme

Les premières pistes semblent faciles ! Presque trop. Tout est plat, on se voit arriver tranquilles sur Valence et continuer pépère les jours d’après. Nous ne sommes pas au bout de nos peines…
Sur ces premiers kilomètres nous enchaînons les paysages à un rythme effréné. 18km/h, l’erreur du débutant. Une allure aussi intense dès le début pour des apprentis cyclistes, c’est utopique et surtout irréalisable sur la durée. Mais ça, nous l’apprendrons à nos dépens quelques jours après.

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Le soleil est déjà bien haut, mais nous sommes protégés par les arbres et les bois qui longent la piste. Nous avons en plus le luxe d’être rafraîchis par les berges du Rhône qui se trouvent à seulement quelques mètres de nous. Nous croisons d’autres fous en vélo comme nous et c’est avec des grands sourires que nous leur répondons. Motivés et heureux plus que jamais. Saint-Rambert-d’Albon est atteint en un temps record. Nous faisons du 20km à l’heure maintenant et nous sommes optimistes.

Dans les souvenirs d’Amandine

Saint-Rambert, c’est LE village où j’ai vécu. Celui que j’ai contemplé de fond en comble. Sa petitesse n’épuisant pas ma soif de découvertes. C’est donc avec plaisir que je reconnais différents spots parcourus enfant. S’en suivent ensuite Andancette, Laveyron, et Saint-Vallier. Là encore, avec un retour intense dans mes souvenirs. On longe ce fameux restaurant à Laveyron qui a créé un joli parc aménagé aujourd’hui. Une aire de pique-nique est accessible pour manger avec vue sur le Rhône et les paysages ardéchois. A Saint-Vallier c’est avec surprise que je découvre que la piscine où je me rendais avec le collège est maintenant accessible depuis la Via Rhona. Le luxe suprême quand on a parcouru plusieurs kilomètres et que l’on veut se détendre dans l’eau bien fraîche (ou bien chaude l’hiver !). Il est d’ailleurs possible de profiter d’un massage. Ils ont du flair ces services de proximité non ?

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« 50km encore jusque Valence ! 50Km ?! Mais je croyais que les 50km c’était au départ de Sablons ? »

Ça c’est Guillaume qui se questionne en arrivant à Andancette après une quinzaine de kilomètres déjà parcouru. Un joli panneau mis ici par la Via Rhona nous apporte cette nouvelle information. Pourtant, en vérifiant notre itinéraire, on voit bien écrit 50km entre Sablons et Valence. Google maps nous trahirait-il ?
En fait, oui et non ! Premier conseil avisé sur la Via Rhona : les pistes ne sont pas en ligne droite et font au contraire des courbes. Ce qui ajoute obligatoirement des kilomètres. Bon…c’est vrai nous n’avons pas du tout anticipé ça. Après quelques recherches on découvre que le site dédié de la Via Rhona possède justement une application en ce sens. Et autant nous l’avons grandement utilisé pour définir notre itinéraire dans les grands axes, autant nous n’avons pas pensé à regarder point par point pour avoir le nombre de kilomètres précis.
Si vous voulez tout anticiper au mètre près, alors je vous le conseille : viarhona.com

Nous visons une cinquantaine de kilomètres par jour et là dès le premier jour on se retrouve avec plus de 65km à faire! Aie !! Mais bon, ça ne nous décourage pas pour autant, nous sommes au contraire en pleine forme et plein d’envie. Et surtout nous devons atteindre Valence le soir même…

Première traversée de pont !

Avant d’atteindre le centre du village de Saint-Vallier, l’itinéraire se poursuit en Ardèche. Et je vous conseille vivement de le suivre. Pour avoir déjà parcouru les villages des deux côtés du Rhône en voiture, je peux vous assurer que c’est bien plus sécurisé et joli au pays de nos ardéchois adorés.
On traverse donc le pont à pied – attention obligatoire- et on se retrouve en terre inconnue, ou presque. Là encore de belles surprises et des paysages vraiment sympathiques nous attendent. L’Ardèche a en plus l’avantage d’avoir gardé son air boisé naturel et c’est très agréable de rouler à l’ombre.

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Et comme on s’est dit qu’on fêterait notre premier jour de voyage au restaurant, on s’obstine à atteindre Tournon-sur-Rhône pour se sustenter. C’est à 13h bien bien tassé que nous atteignons enfin la ville sésame. On a les crocs ! On se met donc vite à la recherche d’un petit restaurant qui nous fait de l’œil. Et c’est avec plaisir que nous posons nos fesses à une terrasse, nos vélos pas loin pour pouvoir les surveiller à tout instant.
On reprend des forces avec plaisir et déjà on nous fait la remarque sur notre accent « qui n’est pas d’ici ». C’est assez drôle quand on pense qu’on est de la région et qu’Amandine est née à seulement 30km de cette ville. Comme quoi la culture et la tradition Ardéchoise est bien ancrée.

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Nous reprenons la route encore plus motivés, si c’est possible. De l’autre côté du Rhône nous pouvons apercevoir Tain-l’Hermitage. C’est une escale que nous avions prévu de faire. Cette ville est célèbre pour sa fabrication de chocolat artisanal et Guillaume se devait de la découvrir. Bon okay, Amandine, en tant que grande gourmande avait aussi et surtout envie de s’en mettre plein le palet et les papilles. Mais si vous avez le temps, vraiment allez visiter l’usine et le musée de ValRhona, c’est un vrai régal ! Toutes les informations seront en bas de l’article.

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On nous a également conseillé un petit spot accessible à vélo avec une jolie vue sur la ville : la route des Belvédères. C’est une colline couverte de vignoble et qui voit sur son passage une jolie chapelle dite « La chapelle de l’Hermitage ». Mais les 5km de montée ont eu raison de notre motivation. En soit, 5km ce n’est pas grand chose, mais c’est la montée qui nous fait peur. Surtout en sachant que nous allons devoir rajouter une bonne dizaine de kilomètres à notre parcours du jour qui n’étaient pas prévus. L’heure tourne également et si nous voulons atteindre Valence avant la nuit, il faut poursuivre notre chemin.

Tant pis, on reviendra. Tain-l’Hermitage est à côté de chez nous et ce sera alors l’occasion de visiter ses secrets plus en détails.
Nous avons donc continué tranquillement. Avalant les kilomètres et les paysages. Bien à l’ombre des arbres et profitant des vues que nous offre la Via Rhona. Nous croisons toujours plus de cyclistes prêt à défier les pistes. L’avantage c’est que nous avons le vent du Nord pour nous aider. La-Roche-de-Glun est atteinte rapidement, puis Cornas et nous faisons signe de loin à Saint-Péray. Bientôt, un deuxième pont nous attend pour rejoindre Valence maintenant à portée de main.

Le vélo gîte de Valence

Sauf que Valence -ou plutôt notre destination- se fait languir. Quand il ne reste que 5km à pédaler dixit les indications, on oublie que c’est pour atteindre le panneau d’entrée de la ville et non là où nous devons nous rendre exactement. Encore une donnée toute bête que nous n’avons pas pensé à prendre en compte -décidément !

Nos cuisses commencent à tirer, on fatigue de cette première journée sportive intense et surtout nos fesses nous font de durs rappel à l’ordre ! A ce moment-là on en peut clairement plus et on commence à devenir irritable pour un rien, l’un comme l’autre. Tant bien que mal nous atteignons le fameux vélo gîte qui nous accueille pour la nuit – après avoir minutieusement regardé le plan cette fois-ci pour ne pas se tromper. On passe, il faut bien le reconnaître, par de jolis petits coins. Un parc à quelques centaines de mètres de notre logement nous fait de l’œil et on se promet alors d’y aller le lendemain avant de reprendre la route.

Jour 1 : 65 km

Nous arrivons exténués au vélo gîte ! Et surtout bien contents de pouvoir prendre une douche ! Mais c’est sans compter l’enthousiasme de notre hôte qui est lui en pleine forme et qui prend soin de nous prendre en photo à divers endroits de sa maison. D’abord, à l’entrée devant son logo en levant fièrement le poing de la victoire. Puis, dans son entrée devant sa carte d’Europe où il tient à ce que nous punaisons notre ville de départ. Une carte déjà bien remplie par tant d’autres cyclistes venus y passer la nuit ou quelques jours. Une carte qui d’ailleurs laisse entrevoir nombre d’étrangers venus d’Angleterre, d’Écosse, d’Allemagne… Des périples à vélos incroyables qui laissent rêveurs.

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Bon, on le reconnaît, ça nous met du baume au cœur cette petite séance. C’est super sympa de faire ces photos et ça fait surtout de jolis souvenirs.
Ben, notre hôte est un fou de vélo, un véritable passionné. On se trouve en fait chez lui. Il a aménagé le bas pour pouvoir accueillir des cyclistes empruntant ou non la Via Rhona, tandis que lui vit au premier étage. Un superbe projet de vie. Sa joie est d’ailleurs communicative et il commence à nous parler de sa passion, de son métier… on ne peut plus l’arrêter !

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Au bout de quelques dizaines de minutes, il nous laisse quand même nous débarbouiller avec une promesse de soirée crêpes tous ensemble. On est ravis ! Exactement le genre d’hôte qu’on aime rencontrer. Si vous voulez en savoir plus sur lui, n’hésitez pas à découvrir le récit détaillé du vélo gîte de Valence q paraître bientôt.
Après une bonne douche bien méritée, Bruno tient à nous faire faire un tour du propriétaire. Il faut dire que tout chez lui renvoie une image de cycliste. Des citations dans les douches sur le vélo, aux anecdotes placardés un peu partout, sans compter toutes les photos de ses expéditions, des affiches de festival et plus insolite encore des objets du quotidien fabriqués avec des morceaux de vélo ! Voyez plutôt :

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Entre Drôme et Ardèche

A la (re)découverte de Valence

Par la suite nous découvrons que le parc qui nous faisait de l’œil au loin est en fait accessible depuis son jardin. Nous sommes donc allés y faire un tour en sa compagnie. Le parc des Trinitaires de son joli nom
On découvre alors l’existence d’un centre de graphs qui s’entraînent sur ce mur laissé à l’abandon. Leurs « vrais » dessins -car déjà leurs dessins d’entraînements sont incroyables – se situent sous un pont que la Via Rhona traverse. Rien que pour ça on reprendrait bien les pistes pour aller les admirer. Mais nos fesses et nos cuisses nous rappellent gentiment à l’ordre. On a hâte d’être au lendemain pour pouvoir les admirer. La beauté de ces petits bouts de dessins laissent rêveurs quant aux surprises que nous promet ce pont.

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The description of this project.

Le soir, nous rejoignons les copains blogueurs Les Cailloux aux Hiboux. A l’origine, c’est eux qui nous avaient parlé de Bruno et conseillé d’y séjourner. Et en retour c’est Bruno qui nous a invité à passer la nuit chez lui. Une invitation bien trop gentille pour la refuser. Mais nous ne tardons pas. Bien qu’on apprécie énormément leur compagnie, on n’en peut simplement plus !

Réveillés de bonne heure le lendemain matin -enfin 8h quand même- nous avons l’intention de visiter un peu la ville avant de nous en aller pour des contrées plus lointaines.

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Le seul soucis c’est qu’à vélo, ce n’est pas le plus évident. Nous ne pouvons pas les laisser sans surveillance et même en les attachant avec nos cadenas, c’est nos bagages qui sont à la vue de tous. Impensable. On se contente donc de parcourir les ruelles à vélo en se guidant avec les panneaux touristiques et les indications données la veille.

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La maison des Têtes est un incontournable de la ville. Elle fut construite au XVIème siècle par Antoine de Dome, professeur de droit et consul de la ville. Et l’origine de son nom dans tout ça ? Tout simplement une référence à toutes les sculptures disséminées de part et d’autres de la façade. Ils représentent des personnages symbolisant les vents, la fortune, le temps ou encore la théologie. Sans compter les nombreux bustes d’empereurs romains.
A l’inverse, le Pendentif est très méconnu, parfois même de ses habitants c’est dire ! Nous-mêmes, nous avons appris son existence grâce aux conseils des Hiboux. C’est un monument funéraire du XVIème siècle également qui se situe au centre du cloître de la cathédrale de Saint Apollinaire. Il a été édifié à la mémoire du chanoine Mistral. Son nom fait lui directement référence à la méthode de construction de l’édifice. En effet, un pendentif est ce qui permet de construire et maintenir la voute. C’est un des premiers exemples de fabrication en France. En tout cas, il vaut le détour et permet entre autre de jolies photos où le soleil vient jouer avec les couleurs dorées de l’édifice.

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Il est temps maintenant de reprendre la piste cyclable si l’on veut avancer assez aujourd’hui. Première surprise qui reviendra à plusieurs reprises dans notre périple : une fois lâchés dans une ville, il est très difficile de retrouver son chemin et surtout les pistes de la Via Rhona. On aperçoit bien quelques panneaux ici et là, mais une ville ce n’est pas une route droite. Je ne vous apprends rien. Et nous perdons de vue plusieurs fois les panneaux d’indication…bon !
On se demande même s’ils existent tout court parfois. On galère ainsi pendant quelques dizaines de minutes avec l’impression de tourner en rond. Et c’est un peu agacés que l’on s’en remet à notre bonne vieille application Google Map pour rejoindre le Rhône et rouler à ses côtés.

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L’Ardèche : territoire libre

Deuxième surprise une fois de retour au côté du soleil scintillant sur l’eau, le genou de Guillaume commence à tirer sérieusement. Aie ! Dès le deuxième jour, ça ne promet pas de bons présages pour la suite. Surtout que nous allons devoir enchaîner deux journées à 50km.
Sans grand autre choix, nous laissons de côté ce problème pour le moment en espérant que ça passe, puis on continue de pédaler. Rapidement nous atteignons Porte-les-Valence, puis nous retournons en territoire libre ardéchois auprès de Charmes-sur-Rhône.

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Oui on taquine les ardéchois ! Pour Amandine, en tant que bonne drômoise, c’est presque un passage obligé. Comme une gué-guerre qu’il faut se livrer entre la Drôme et l’Ardèche et qui dure depuis... toujours. Au fond, on s’aime bien, mais on ne peut pas s’en empêcher. Du coup, les deux côtés se lancent mutuellement des piques et se renvoient les clichés. Car il y en a ! L’Ardèche par exemple, c’est un pays à part entière, du moins c’est comme ça que les habitants se représentent. Ils sont libres, ils sont chez eux. Ils sont vrais et natures. C’est un territoire à part, unique en son genre. Et ils aiment le crier sur les toits. J’ai toujours entendu cette anecdote qui dit qu’un « étranger » qui vient s’installer en Ardèche n’est jamais vraiment ardéchois, même après 10 ans passés là-bas. Même avec une ou un compagnon de vie ardéchois, même avec des enfants. Si tu n’es pas né en territoire ardéchois, tu n’es pas ardéchois. On raconte même qu’il est courant d’accueillir les « étrangers » avec un fusil de chasse. Bon j’extrapole, mais ça me fait sourire. Et je m’amuse à les taquiner. Surtout quand après on apprend qu’il y a même un clivage entre Ardèche du Nord et Ardèche du Sud. Attention, vous voilà prévenus 😉

Trêve de plaisanterie. L’Ardèche est belle et très agréable à traverser à vélo. Bien plus que côté Drôme où il n’y a presque plus d’arbres et du coup d’ombre. On atteint Saint-Georges-les-Bains puis Beauchastel. Arrivés à La-Voulte-sur-Rhône nous sommes accueillis par un joli site nature : la réserve de Printegarde. De jolies passerelles traversent quelques cours d’eau et on se sent un peu seul au monde. C’est reposant.

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Quelques kilomètres plus loin, on tombe même sur un petit coin de paradis. Comme une plage abandonnée au bord du Rhône. On se permet une petite halte rafraîchissante et revigorante.
Livron-sur-Drôme nous attend pour pouvoir ensuite déboucher sur Le Pouzin, Baix et Cruas. C’est là qu’on se rend compte de la beauté des paysages qui nous entourent et qui se trouvent parfois à quelques pas de chez nous. La France est belle, réellement ! Il n’y a pas besoin de partir trop loin pour avoir des vues incroyables et des paysages variés.

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Petite pause gourmande et sportive

Enfin sportive… ça chacun se fera son propre avis ! Mais disons qu’on n’a pas pu s’empêcher d’emmener avec nous nos boules de pétanques…même si ça alourdit considérablement nos vélos. On le sent bien dans les faux plats. Mais on va dans le sud quand même, c’est pas le sport national là-bas ? Et puis bon, il faut dire qu’on adore y jouer aussi? On a donc fait un choix et on se dit qu’au moins ça nous fera encore plus les cuisses tout ça 😉

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Bref, en ce deuxième repas de midi on les sort pour les faire claquer au soleil ! La chaleur nous étouffe alors on cherche le moindre petit coin d’ombre. Sur la route, les cyclistes nous saluent et nous encouragent. On adore cet esprit bon enfant et amical. Tout ce qu’on recherche dans ce périple. Deux parties ont raison de nous. Et comme Guillaume les a remportés haut la main, pas besoin de jouer la belle. Les plus grosses chaleurs de la journée semblent passées et on reprend la route.

 

Le dur trajet jusque Montélimar

On aperçoit au loin le village de Rochemaure perché sur une colline. Qu’il a l’air beau, médiéval, ancien… On se laisserait bien tenter par une escale, mais on se contente de le dévorer des yeux. Sa passerelle, à ses pieds, nous permet d’ailleurs de jolies photos. Elle est vraiment belle à traverser et on ne sait plus où regarder tellement tous les coins sont beaux.
Le genou de Guillaume commence à sévèrement le rappeler à l’ordre. On avait prévu d’être le plus près possible de Montélimar ce soir pour bivouaquer, mais nous ne pouvons pas. Guillaume est à bout et on commence à remettre en question la suite de notre périple. Après deux jours, ça fait mal, mais la santé c’est crucial. De son côté, les fesses d’Amandine sont aussi rouges et douloureuses que si on avait tapé dessus toute la journée avec un martinet. Mais ce n’est pas le moment de se plaindre alors on profite de la soirée avec une bonne bière à la main histoire de calmer la douleur ^^ C’est connu que la bière calme la douleur, non ?

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On bivouaque au bord du Rhône, pas loin d’un camping qui nous permet de profiter de leurs musiques. Nous sommes bercés par les chansons qui résonnent au loin, le bruit de l’eau qui s’agite et des poissons qui sautent : un véritable spectacle inattendu. On est là, comme deux gamins à les repérer, à voir celui qui fera le plus grand saut tout en mangeant notre riz au pesto.
On aperçoit au loin les usines de Cruas avec sa petite fille peinte dessus. Ça à l’air bête dis comme ça, mais à ce moment précis qu’on se rend compte de tous les kilomètres parcourus. Cette usine, c’est un souvenir bien précis dans l’esprit d’Amandine. Celui de la route des vacances. Il était toujours visible depuis l’autoroute et c’était signe que le sud approchait. Alors, se retrouver tout près d’elle en cet instant et en l’ayant atteinte à vélo, c’est une agréable sensation de fierté qui la parcoure.

Jour 2 : 58km

Un choix difficile

Le réveil du matin est assez morose. On sait qu’on n’a pas beaucoup de choix, le genou de Guillaume n’a guère guéri durant la nuit. En fait c’est simple : soit on arrête tout de suite et on rentre ; soit on tente la solution d’aller voir un ostéopathe en espérant une solution miracle. C’est cette deuxième option que nous choisissons. Ce serait bête d’abandonner tout de suite sans savoir si ça peut marcher.

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Il semble que la chance soit de notre côté, car le premier ostéopathe que nous appelons a une place de libre l’après-midi même. Alors que nous avions peur de devoir attendre peut-être encore le lendemain, c’est inespéré. On reprend la route pour parcourir les 20km restant jusque Montélimar. Et c’est dur, très dur pour Guillaume. On y va tranquille. On a la matinée pour ça, on n’est pas pressés pour une fois.

Et l’ostéopathe fait réellement des miracles ! Il nous apprend que nous avons en fait trop tiré sur la corde. Nous sommes passés de quelques sorties à vélos de temps en temps à 120km en deux jours. C’est plus que ce que le corps de Guillaume ne peut supporter. Les tendons sont tirés et irrités au maximum. Le spécialiste remet donc en place, détend… Il est de surcroît auriculothérapeute, c’est-à-dire qu’il soigne à l’aide de clou dans les oreilles, qui sont reliés directement à une douleur précise du corps. Il nous conseille une journée de repos sans pédaler si on veut que ce soit efficace. On ne se le fera pas dire deux fois. Quand on voit que Guillaume arrive à marcher facilement par rapport au matin même, c’est déjà un beau pari de gagné. Son sourire remonte le moral.

Via Rhona vélo 2018 regard lointain

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Un peu de repos : on prend le train jusque Bollène

Quitte à devoir se reposer une journée, on en profite pour visiter un peu Montélimar dans la dizaine de kilomètres qui entoure la gare. Et oui, car finalement on décide de prendre le train pour quand même atteindre notre objectif de la journée. Ce serait bête également que Guillaume se refasse mal cette fois-ci en marchant. On se promène donc tranquillement dans les rues et surtout on visite une nougaterie artisanale : la Suprem’Nougat G. Savin !

On l’a découvre complètement par hasard et vraiment on ne regrette pas. On apprend que la maison date de 1900 et qu’elle est très enracinée au niveau local. Et on arrive pile pour la visite du début d’après-midi, c’est parfait ! Seul hic : nos vélos. On a un peu peur de les laisser comme ça et on hésite. Mais à l’accueil on nous rassure, c’est un coin très tranquille et elle nous propose de les mettre sur le parking de la fabrique juste derrière. On les attache du mieux que l’on peut et hop on file pour ne pas arriver en retard.

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C’est beau! Ça sent bon ! C’est super intéressant de découvrir leur méthode de fabrication. Tout y est cuit au chaudron, à l’ancienne. C’est là qu’on se rend compte à quel point c’est physique de travailler la pâte caramel, dans un atelier surchauffé de surcroît.
On découvre aussi toutes leurs spécialités : les nougats tendres aux fruits confits, les barres à l’ancienne ou encore les calissons. Hmmm !! On ne résiste pas à la fin de passer par la boutique qui est aussi belle qu’elle sent bon. Et bien évidemment, on ne peut pas s’empêcher d’en acheter un peu. C’est qu’il faut prendre des forces sur la route ! Et non non, ce n’est pas parce qu’Amandine est gourmande…;)

Et… c’est déjà l’heure de repartir. On est un peu triste de prendre le train, mais bien contents de pouvoir continuer l’aventure. On voit défiler à travers les vitres les villes que nous devions traverser : Chateauneuf-sur-Rhône, Pierrelatte, Pont-St Esprit. Le train est bien trop rapide pour pouvoir en apprécier toute leurs beautés. Mais ce n’est qu’une promesse que nous reviendrons effectuer ces kilomètres que nous n’avons pu faire cet été 2018.

Guide pratique

Où manger (le plus important non ?^^)

A Saint-Rambert-d’Albon vous passez tout près d’un petit restaurant vraiment sympathique « Le Fil de l’eau ». C’est le restaurant de la jeunesse d’Amandine et elle n’a jamais été déçue. Quand on connait son niveau de gourmandise, on peut avoir confiance. A bon entendeur 😉

Le fil de l'eau
Rue du Rhône
26140 Saint-Rambert-d’Albon
04 75 31 35 78
www.restaurantlefildeleau.com

A Laveyron, vous passez carrément dans l’aire de pique-nique du restaurant pizzeria qui se trouve sur la Via Rhona. Il s’agit de « Le relais des Mailles ». On peut y retrouver les fameuses ravioles drômoises et de très bonnes pizzas. N’hésitez pas, ça vaut le détour, avec une jolie vue sur le Rhône de surcroît.

Le relais des Mailles
114, impasse de la Tuilerie
26240 Laveyron
04 75 23 42 26
www.lerelaisdesmailles.com

A Tournon-sur-Rhône nous nous sommes arrêtés au restaurant brasserie grill le « Nautic Bar ». Il se trouve en plein centre-ville, en face du parking principal. Là où il y a une ribambelle de restaurants vous ouvrant grands les bras. Malgré l’heure tardive où nous demandons une table, un des restaurants nous accueille. C’est franchement bon, on vous recommande ! Qu’est-ce que ça fait plaisir de manger en terrasse les fesses sur une chaise confortable.

Le Nautic Bar
54, quai Farconnet
07300 Tournon-sur-Rhône
04 75 08 11 34

A Montélimar, nous avons trouvé un joli petit restaurant tout à fait par hasard, caché au fond d’une cour : « La Véranda ». C’était juste incroyable de trouver un tel restaurant en plein dans les rues piétonnes. Le restaurant se compose en effet d’une cour avec jardin où on a vraiment cet effet de déconnexion avec la ville. Il propose de très bonnes salades de saisons et locales. L’après-midi il fait aussi office de salon de thé, pour les amateurs de pause gourmande.
La patronne était vraiment sympa, elle fait tout elle-même ! De la préparation des plats au service. A la fin, elle nous a même rempli nos gourdes en ajoutant des glaçons pour que nous puissions avoir de l’eau bien fraîche pendant un moment. Bref, un régal de A à Z.

La Veranda
18, rue Roger Poyol
26200 Montélimar
06 07 86 66 99
www.laveranda-montelimar.fr

Où dormir

A Saint-Rambert-d’Albon il y a un camping qui se trouve non loin de la Via Rhona « Le Camping des Claires« . Amandine connaît très bien pour y avoir passé une bonne partie de son enfance. Il y a même une piscine pour se rafraîchir alors n’hésitez pas à y faire un tour pour.

Le camping des Claires
Route de sablons
26140 Saint-Rambert-d’Albon
06 37 79 16 72
www.camping-des-claires.com

A Valence, nous avons été accueillis par le Vélo-gîte de Valence. Comme indiqué dans l’article c’est Benoît un véritable passionné de vélos qui a reconverti une maison en maison d’hôtes. Tout le rez-de-chaussée est réservé aux cyclistes avec deux dortoirs de 4 personnes et d’une chambre de 2 personnes, des douches et une cuisine en libre service si vous souhaitez cuisiner. Sans compter une chouette terrasse avec un petit potager et un accès direct à un des parcs de la ville qui se trouve non loin. Franchement dépaysant !

Vélo gîte Valence
11, allée des Petits Champs
26000 Valence
04 75 80 53 43
www.velogitevalence.fr

Que voir, que faire

A Saint-Vallier la piscine Bleu Rive vous ouvre ses portes directement sur les pistes de la Via Rhona. Un accès spécial a été aménagé et si vous avez envie de profiter d’un peu de fraîcheur et de détente, c’est tout trouvé. Le centre dispose de piscines intérieures et extérieures ainsi que d’un espace détente et bien-être à base de hammams, saunas ou massages. Le pied pour des cyclistes qui souffrent de courbatures.

Piscine Bleu Rive
9, rue du Belvédère
26240 Saint-Vallier
04 75 23 18 99
www.piscines.portededromardeche.fr

A Tain-l’Hermitage faites une escale à ValRhona le musée et la fabrique de chocolat. Il est très réputé dans le département et même la région ! C’est un bonheur autant visuel que gustatif et ça vaut clairement le détour.
On nous a conseillé aussi la petite randonnée (à pied ou à vélo) de la route des Belvédères d’environ 5km et qui permet de nombreux points de vues très jolis sur la ville. La chapelle de l’Hermitage se trouve sur l’un d’eux. On vous en reparlera prochainement, car on compte bien la faire aux prochains beaux jours.

Valrhona
12, avenue du Président Roosevelt
26600 Tain-l’Hermitage
04 75 09 27 27
www.citeduchocolat.com

A La Voulte-sur-Rhône et Livron il y a la réserve de Printegarde. Un joli site nature avec des passerelles qui permet de jolies photos. On y est passé dans l’après-midi, mais clairement le soir au coucher de soleil ça doit être magnifique !

A Valence, différents sites se trouvent disséminés de part et d’autres dans la ville. La Maison des Têtes notamment qui est un emblème de la ville avec ses murs en pierre et ses statues…de tête. A voir pour comprendre. Il y a aussi le Pendentif, beaucoup plus méconnu, mais très joli, représentant un monument funéraire.
Enfin, incontournable en plein centre : le Champ de Mars et son parc Jouvet. C’est notamment là que vous trouverez la nouvelle marque de la ville : mon coeur Valence.
On nous souffle aussi à l’oreille de se rendre au Port de l’Epervière, à la place de la Pierre et sur la place des Clercs. On n’a pas eu le temps personnellement, alors n’hésitez pas à nous faire des retours dans les commentaires.

A Montélimar on vous conseille d’aller les yeux fermés à la nougaterie artisanale Suprem’Nougat. Non seulement vous retrouverez les coulisses d’un métier ancestral qui ici renoue avec ses origines, mais en plus vous pourrez déguster de délicieux nougats et calissons. A bon entendeur 😉
Sinon, proche de la Via Rhona il y a également la Nougaterie Soubeyran qui propose un accueil vélo. Les parcours de visite sont les matins uniquement et gratuits.

Suprem'Nougat
3, avenue Saint-Martin
26200 Montélimar
04 75 01 74 42
www.suprem-nougat.fr
Nougaterie Soubeyran
Zone Commerciale sud
22, avenue de Gournier
26200 Montélimar
04 75 51 01 35
www.nougatsoubeyran.com

A Pierrelatte, même si nous n’avons pu nous y rendre, ce sont apparemment des incontournables à faire. Il s’agit du plan d’eau Pignedoré et la forge Soubeyras où différentes animations sont organisées.

Lac Pignedoré
Chemin de Sérignan
26700 Pierrelatte
04 75 04 07 98
www.ville-pierrelatte.fr/tourisme/le-lac-pignedore
Couleurs de Forge
11, espace des Blachettes
26700 Pierrelatte
04 75 04 01 10
www.couleursdeforge.com

Conseils aux cyclos-voyageurs de la Via Rhona

Tout le long des pistes de la Via Rhona, nous avons été alpagués par des enseignes et autres indications concernant des campings, des hôtels ou des restaurants. Ces établissements ont tout à fait compris l’intérêt à se positionner ou se trouver proche des cyclos-voyageurs et ils le montrent bien. Vous trouverez donc sans conteste votre bonheur. Le seul hic serait peut-être d’être confronté à un établissement plein ou fermé, selon la période. Personnellement, nous n’avons jamais eu ce soucis. En tente c’est très facile de trouver des emplacements disponibles et en cas de problème nous bivouaquions. Par contre, certains campings nous ont dit qu’août est la période la plus intense et c’est donc pendant ce mois qu’il y a le moins de place en dernière minute.

De la même façon, si nous voulions manger en dehors des horaires des restaurants ou s’il n’y avait plus de place, nous avions emmené avec nous de quoi cuisiner : un réchaud et une casserole, quelques denrées non périssables. Le reste se trouver facilement dans les supermarchés ou épicerie. On vous conseille donc d’en faire autant, c’est toujours pratique et économique. Un article plus détaillé sur le matériel emmené est d’ailleurs en préparation. On vous en parlera plus dedans.

Dernier petit conseil, entre Drôme et Ardèche, les pistes oscillent entre les deux départements pour permettre une découverte touristique des deux coins. Néanmoins, nous avons appris par la suite qu’il est possible de continuer la route côté ardéchois uniquement. Une route bien plus agréable car plus boisée. Alors, si votre aventure est uniquement sportive et non touristique, on vous conseille de le faire. Vous n’aurez aucun mal à rejoindre les pistes cyclables de la Via Rhona par la suite. Il s’agit de la Voie Bleue, elle n’est pas goudronnée, mais très accessible surtout avec un VTT.

Et on terminera avec une petite mise en garde : la difficulté de bivouaquer sur la Via Rhona. Normalement, les règles du bivouacs mettent en avant un coin isolé, éloigné de toute habitation d’environ 1km et dans le respect de la nature. C’est à dire en ramassant ses déchets avant de partir !
Dans le cadre de la Via Rhona, vous l’aurez compris le but premier est surtout touristique, on se trouve donc presque tout le temps à proximité des habitations. Il y a une fois où nous n’avons pas planté la tente, préférant dormir à la belle étoile pour ne pas être repérés. Ça c’était après avoir parcouru 5kms sans trouver de coins tranquilles. Il est difficile de s’éloigner, car d’un côté vous avez le Rhône et de l’autre…des villages. Notre conseil autrement dans ce genre de situation c’est d’aller voir les habitants pour leur demander de planter la tente dans leur jardin ou leur champ. Nous l’avons fait à plusieurs reprises et jamais sans refus, même si c’est effectivement plus simple en ce qui concerne les champs. Mais croyez-nous, ils préfèrent largement qu’on leur demande l’autorisation plutôt que d’avoir la surprise de vous y voir au petit matin.

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15 Comments

  • Bravo et merci pour votre récit.
    J’ai beaucoup rigolé lorsque j’ai lu que vous aviez emmené les boules de pétanque. Trop fort !
    Nous préparons notre escapade de Vienne à Arles pour juin 2019 et toutes lectures d’expériences de cyclos nous intéressent. Bon continuation et faites nous vivre encore de bonnes expériences, on est ravi !

    • Merci à vous pour ce commentaire qui fait bien plaisir 🙂
      Ca va être une superbe expérience, vous allez vous régaler. Nos prochains articles sortent bientôt, vous pourrez y retrouver d’autres idées ou conseils jusque Arles !
      Ce fut avec plaisir de partager cette expérience qu’on a adoré, si on peut inspirer ou conseiller d’autres personnes pour se lancer, on est ravis. Et oui, on ne pouvait pas partir sans les boules de pétanques 😉 On regrette pas !

  • Super article que j’attendais avec impatience ! J’aimerais aussi me lancer sur la via rhona mais je trouve la planification un peu compliquée (le site via rhona n’est super simple a utiliser…).
    Je vais commencer avec un trajet moins ambitieux que le votre et … en vélo electrique haha!
    Vous êtes partis à quelle période ? (j’ai peut être raté l’info dans l’article).
    Sais-tu quand ce typde voyage est possible ? (avec nuits en auberges)

    • Merciii ^^
      Vas-y fonce c’est juste génial ! Par contre je te rejoins, le site de la Via Rhona n’est pas ultra intuitif pour programmer son itinéraire, c’est surement pour ça qu’on avait basculé sur google maps. Nous étions partis mi-juillet ! En effet, on a peut-être oublié de le préciser dans l’article, je vais aller rectifier cet oubli ! Apparemment, en août les campings sont plus bondés donc il vaut mieux privilégier juillet pour du logement en dernière minute.
      Globalement, tu peux tenter la Via Rhona toute l’année. Certains campings doivent être fermés, mais on a croisé pas mal d’auberges ou d’hôtels donc c’est faisable. Suffit de se renseigner en amont ou de réserver en amont. Ca va être trop cool, je vais suivre ton aventure avec joie, ça va me faire remonter pleins de souvenirs 😀

    • Ouiiiiii moi aussi ! (les difficultés d’organisation et le vélo électrique)
      J’ai énormément de mal à trouver une location de vélo raisonnable !

      • C’est vrai que pour la location de vélo je ne pourrais pas vous aider vu qu’on avait les nôtres, je ne vais donc pas dire de bêtises. Par contre si vous voulez on peut vous prêter les nôtres ^^ Bon ce sont des VTT, mais franchement sur la Via Rhona pas forcément besoin de vélos électriques, c’est plat avec parfois du faux plat donc ça se fait bien 🙂
        Niveau organisation, du coup nous on s’est laissés porter et on n’a jamais eu aucun mal à trouver ce que nous voulions même en dernière minute en camping par exemple (à vérifier pour la période d’août) donc je ne peux que vous conseiller de faire de même 🙂

  • Merci pour votre et vos articles à venir. Perso je tente SABLONS – SÈTE du 15 au 20 / 21 juin 2019. Je roule aussi en VTT sur lequel j ai mis des pneus VTC pour avoir moins de frottement et résistance. Je m entraîne depuis 1 bon mois avec sortie GIVORS / ROUSSILLON (46 km) VIENNE / ST VALLIER (53 km) VIENNE / TAIN L HERMITAGE (70 km) et vendredi dernier ROUSSILLON / VALENCE (77 km) en mode road trip (équipé remorque VTT chargée). J ai suivi votre conseil en restant côté Ardèche entre TOURNON et VALENCE via GUILHERAND GRANGES en empruntant la voie bleue et hormis en passage très délicat à hauteur de GLUN pour la remorque c etait que du bonheur. Pour info ce samedi 23 il y a un stand Via Rhona au salon du randonneur à Lyon. Peux être des infos croustillantes à recuperer.

    • Avec plaisir 🙂 Le prochaine sort ce soir et il traitera des informations jusque un peu avant Arles, là où la jonction se fait entre Port Saint Louis du Rhône ou Sète donc parfait pour vous !
      Nous roulions aussi en VTT et aucun soucis de ce côté, on en parlera plus dans notre article bilan. Et avec l’entraînement que vous faites vous n’aurez aucun mal à faire cette Via Rhona et irez même bien plus vite que nous qui n’étions pas aussi entraînés 😉
      Pourrons-nous suivre votre aventure quelque part ? Ça m’intéresse grandement !
      Super pour la voie bleue, ça nous donne encore plus envie de la faire, on va checker ça 🙂
      Oui c’est prévu qu’on aille y faire un tour également à ce salon donc nous passerons sûrement sur ce stand !

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