La Via Rhona à vélo :
3 jours en Camargue, aux portes de la mer

RL via rhona vélo port saint louis

La Via Rhona d’Arles à Port Saint Louis du Rhône

Souvenez-vous, nous nous sommes quittés juste après Fourques, aux portes d’Arles. Nous ne sommes plus qu’à une centaine de kilomètres de notre destination, l’arrivée de la Via Rhona approche. Déjà la mélancolie d’une fin de voyage arrivée bien trop vite se fait sentir. On aurait bien continué le périple encore un peu. Un peu plus loin. Un peu plus longtemps.

Mais nous avons encore de sacrés expériences à vivre. De plus, les élus et l’office de tourisme de Port Saint Louis du Rhône nous attendent de pied ferme et nous allons également faire une rencontre totalement imprévue mais magique, la plus belle de tout ce périple.

Une rencontre magique à quelques kilomètres d’Arles

La traversée de Fourques, comme vous l’aurez compris fut très agréable. Nous n’étions plus très loin de la prochaine grande ville quand soudain, au détour d’un champ :

« Hep ! Attendez, v’nez voir ! »

C’est moi, Amandine, qui ait entendu la première cet appel. Interpellée, j’ai donc prévenu Guillaume de s’arrêter pour aller à la rencontre de ce personnage qui apparemment avait des choses à nous dire.

Laissez-moi vous dresser le portrait de ce personnage si caractéristique de la campagne que j’adore. Environ 70 ans, les cheveux blancs et le front encore bien garni. Des dents abîmés par l’âge et la cigarette, mais formant un sourire bienveillant. Un vieux pantalon troué ici et là, signes de dures années de labeur. Une chemise bleue effet jean entrouverte sur un torse un poil duveteux. Bref, c’est l’accoutrement typique des vieux paysans. Ceux qui travaillent « à l’ancienne » ne se fiant pas aux nouvelles règles de sécurité. Il a également les yeux qui pétillent, un accent méditerranéen à couper au couteau et, apparemment, une grande envie de parler. Nous ne nous faisons pas prier.

Il est gentil ce paysou, vraiment gentil. Je tombe immédiatement sous son charme même si je ne comprends pas tout ce qu’il nous raconte. L’essentiel du message sera entendu en revanche.

Il nous demande d’où on vient à vélo comme ça et où on va. Il n’est pas forcément impressionné par ce périple sur la Via Rhona, mais on voit que cela attise sa curiosité. De son temps, il aurait cherché à alléger les coups de pédale pour pouvoir aller plus vite. Mettre des poids sur les pédales pour ne pas trop forcer ou accrocher une grande voile dans les jours de vent pour se laisser porter par la brise et arriver plus vite à destination. Ça paraît tout bête comme ça en effet, mais après réflexion, on voit déjà se dessiner dans son esprit les prémices du vélo électrique.

Ces quelques phrases échangées avec lui vont totalement me faire revoir mon avis sur ces vélos que je traite parfois de fainéant. Mais, après tout, il a raison. Ce ne sont que des astuces pour aller plus vite, plus loin, en se fatigant moins. La modernité a simplement rendue ces méthodes plus pratiques.

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Sa vie, son métier

Il aime bien pédaler, mais se rendre à Fourques, tout proche, son village adoré lui suffit. Un village qu’il adore retrouver et qu’il préfère tellement à Arles. Plus grande, plus sale, plus bondée, sans charme. Il cherche à nous vanter la beauté de Fourques dont nous nous sommes déjà entichés il y a quelques kilomètres. Les grandes villes ont perdu de leur caractère pour lui. Le genre d’endroits qui prônent l’échange et la proximité, mais où la connexion entre les habitants fait défaut.

Et puis, il nous parle de son métier. Il est justement en train de faire un labeur qui lui crève le cœur. On se trouve en plein milieu d’un champ de melons. Un champ de melons qui arrive sur sa fin, mais avec des résistants qui ne demandent qu’à nous faire saliver. Il n’est pas à lui ce champ. On lui a demandé de tout raser pour replanter et produire encore plus, plus vite. Ça lui fait mal de voir tous ces fruits écrasés pour le simple plaisir de la surconsommation.

C’est pour ça qu’il nous a interpellé. Il veut nous en donner. Il nous demande si on a des sacs et on lui montre, impuissants, nos vélos. Mais le voilà déjà parti à la recherche des meilleurs melons pour nous les donner. 1, 2, 3… on ne l’arrête plus ! On comprend déjà que les prochains kilomètres seront un peu plus lourds, mais qu’ils seront compensés par un succulent repas sur le pouce.

Il nous apprend même à les reconnaître quand ils sont bien murs. Le but n’étant pas qu’ils soient mous – signe plutôt de fruits passés -, ou qu’ils sentent bons ! Au contraire, il suffit simplement que le fruit s’arrache sans contrainte à la tige. C’est LE signe à rechercher. On le bénira par la suite, il ne se sera pas trompé !

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A son âge, on l’imagine déjà à la retraite, mais il a l’air de ne pas vraiment connaître ce mot. Ou du moins de ne pas avoir envie d’en entendre parler. Il balaie de sa main notre suggestion. Il ne saurait pas quoi faire de tout ce temps. Lui qui a toujours travaillé sur un tracteur depuis son adolescence, ça le rendrait triste de l’abandonner. Et puis, il ne sait déjà pas où partir en vacances. Lui ses vacances il les passe à Fourques, c’est son bout du monde adoré. Alors, la retraite… je crois que c’est impensable encore dans son esprit.

Une demi-heure est déjà passé qu’on a l’impression que c’était il y a cinq mins. Mais il faut reprendre chacun nos activités. Lui son labeur brise cœur et nous la route à vélo un plus lourd. On repart en lui faisant de grands signes, le sourire aux lèvres, heureux d’avoir fait cette rencontre inattendue et belle. Déjà on l’entend au loin interpeller d’autres cyclistes.

Arles et ses remparts

C’est en arrivant dans la ville que je me rends compte que j’y suis déjà venue. C’était il n’y a pas si longtemps et pourtant je l’avais oublié. Persuadée qu’il s’agissait de Nîmes. Allez savoir pourquoi. Mais non, c’était bien Arles. Je reconnais ce café où on s’était arrêtés pour se réchauffer en plein mois de novembre. Ou ce parc où on avait mangé un bout. Cette rue qu’on aura empruntée plus tard pour se rendre vers les arènes. Bref c’est une redécouverte d’une ville déjà visitée, aimée. Après les paroles de mon paysou, je m’étais attendu à ne pas l’aimer. Mais en fait, son charme a fait effet sur moi. Encore.

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On s’arrête dans ce pub irlandais qu’on avait vu un an plus tôt, mais où nous n’avions pu nous arrêter. Dans le genre cuisine locale, on repassera. On profite quand même de ce bon repas et on se dirige vers le camping. Le seul à des kilomètres pour dire vrai. On ne se fait pas prier du coup.

Après une douche bien méritée, on se dirige – à pied cette fois-ci- vers la ville pour parcourir son hypercentre, encerclé de remparts. C’est en effet le côté typique de ces villages médiévaux du sud, de grands murs les entourent, signe d’un passé de guerre cherchant à se protéger. Aujourd’hui, ils donnent toute leur beauté à la ville. Les murs ont gardé leurs pierres d’antan, même si rénovés et les rues sont pavées. J’adore laisser mes pieds me guider vers de nouvelles explorations. Inexorablement, on se dirige vers les arènes qui sont majestueuses. On ne se rendra pas à l’intérieur, mais rien que l’extérieur exhale de puissance et de beauté.

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De retour au camping, on sort nos boules de pétanque, histoire de taquiner ce sport local. A 21h, on cherche à rejoindre les boulistes aperçus quelques minutes avant. Avec surprise, on constate qu’ils ont désertés, nous laissant le terrain pour nous tout seul. D’abord heureux, on déchante rapidement et surtout on comprend pourquoi ils sont partis aussi vite. Apparemment, on est arrivés pile à l’heure fatidique où les moustiques décident de sortir en bandes. On termine donc notre première partie en se flagellant le corps, prenant même le risque de terminer la deuxième partie, notre pauvre corps n’étant clairement pas habitué aux tortures sudistes. C’est donc en se grattant activement qu’on rejoint notre tente, tout en essayant d’en faire rentrer le moins possible.

Le chemin de la victoire : en route vers la mer

Plus que deux jours pour atteindre la destination finale de la Via Rhona. Celle que nous visualisons depuis le début de notre périple. Avec à la fois l’envie d’y arriver et celle de retarder son arrivée le plus possible pour profiter encore et encore. Reculer l’envie d’arriver. C’est tout un paradoxe et pourtant c’est tellement vrai ! Le voyage à vélo nous permet de nous rendre compte à quel point le temps peut s’arrêter. On profite de chaque instant, vraiment. Du coup, on a envie d’aller au bout, mais on n’a pas envie en même. Ambivalence quand tu nous tiens.

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Nous quittons donc précipitamment Arles. Mais à peine deux kilomètres plus loin on décide de s’arrêter pour prendre des photos. Des photos de nous deux, à vélo. A la base on cherche à immortaliser l’instant en portant les vélos, mais allez savoir pourquoi les sacoches nous ont légèrement ralenti. Du coup, c’est devant ce… que nous prendrons la pose. Mais notre enthousiasme est alors avalé par l’herbe. Regardez plutôt le résultat, une image vaut réellement mieux que mille mots !

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Sur la route on passe devant le fameux pont que Van Gogh a tenu à peindre. Puis… plus grand-chose d’autres sur des kilomètres à part le Rhône qui suit son court agrémenté par-ci par-là de quelques chevaux de Camargue, de taureaux et de moustiques. Le tout sous un soleil écrasant. Apparemment c’est une région qui n’aime pas trop les arbres ! On s’en rend compte assez vite et surtout difficilement.

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Dernier bivouac

On en est là de nos réflexions quand on se rend compte qu’il ne nous reste que très peu de kilomètres jusqu’à Port Saint Louis et qu’on est seulement en milieu d’après-midi. C’est vrai que les dernières étapes de la Via Rhona sont plus courtes. Du coup on s’improvise une pause melon vraiment délicieux. Puis on décide carrément de bivouaquer dans le coin et de terminer les kilomètres demain.
Sauf que…qui dit pas d’arbres, dit pas de possibilité de s’abriter des curieux. A part le bosquet que l’on a trouvé pour avoir un peu d’ombre… il n’y a pas un chat à l’horizon. On est encerclés de champs et seule une maison résiste à l’anonymat du lieu.

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Par mesure de sécurité, on se dirige quand même vers cette maison pour demander si on peut planter notre tente un peu plus loin. Le lieu est IMMENSE ! Il y a au moins trois bateaux, plusieurs voitures, pleins de bois entassés, des petites montagnes de terre. Un vrai capharnaüm.
Finalement, on croise deux personnes en train de rafistoler un des bateaux. Après une brève présentation, on en vient au sujet principal de notre visite. En vrai, il s’en fiche totalement, mais il a l’air d’apprécier que l’on soit venu demander.
On s’apprête à partir quand…

« Au fait, faites gaffe aux sangliers, j’en ai vu traîner ce matin vers le bosquet »

Et il explose de rire. Demi-sourire de notre côté. S’il pensait nous faire peur c’est raté. A la limite c’est plus les moustiques qui nous inquiètent. Car en fait les champs autour de nous, ce sont des rizières… On ne va pas vous faire de dessin ein !

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Encerclés comme jamais

On entame seulement de monter notre tente, qu’on se fait bouffer de toutes part. Ça promet une bonne soirée ! Notre corps a tellement assimilé d’huiles essentielles que les moustiques s’y sont habitués et s’en fichent royalement.
C’est là qu’apparraît dans le ciel une libellule, deux libellules…puis des centaines ! Littéralement. On a l’impression qu’un nuage de libellules se trouvent au-dessus de nous. C’est impressionnant.

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Et puis, elles ne sont pas farouches en plus. On peut s’en approcher de près pour les prendre en photo c’est dingue. Une bleue, une rouge, une verte, une jaune… c’est un spectacle incroyable qui s’offre à nous.

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En route vers la mer !

Le matin on se réveille assez tôt, les premiers rayons du soleil venant chatouiller nos visages. Durant la nuit il m’a semblé qu’une visiteuse a voulu profiter de notre tente pour se protéger. Et en effet, maintenant que le soleil est bien présent j’entrevois sa forme sur l’un des pans de la tente. Madame la grenouille nous fait l’honneur de sa présence ! Toute petite, toute mignonne, bien verte…elle aussi elle nous laisse l’approcher pour jouer la star le temps de quelques photos. Instagrammable à souhait non ? Ou alors on n’a rien compris aux codes d’Instagram 😉

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On se dépêche de grimper sur nos vélo… la mer nous attend, nous appelle ! Ça fait un an que je ne l’ai pas vu et elle me manque. Alors, vite vite. Les derniers kilomètres sont engloutis comme la dernière part d’un gâteau au chocolat. Rapidement et savoureusement. On a hâte maintenant. Après presque 500 kilomètres le bout du voyage arrive.

Et la voilà enfin : la mer. On l’entrevoit au loin. Les rues sont désertes. On se dirige vers le port pour plus en profiter. Trouvant le seul bar ouvert pour un bon petit-déjeuner.

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Accueillis comme des stars à Port Saint Louis du Rhône

En fin de matinée on se dirige vers la tour de Port Saint Louis du Rhône. Nous sommes en effet attendus par l’office du tourisme et quelques élus. Attention ça ne rigole plus !
Mais pourquoi me demanderez vous ? Et bien vous vous souvenez de notre interview dans le Dauphiné Libéré à notre départ de la Via Rhona ? La journaliste nous avait conseillé de contacter la mairie de notre ville d’arrivée. Ils seraient sûrement enclins à nous accueillir en bonne et due forme. Clairement elle ne s’est pas trompée ! On est accueillis comme des stars !

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On a le droit à une petite visite de cette tour emblématique qui contient un musée ainsi qu’une salle d’exposition. Mais le clou du spectacle c’est en haut de la tour qui permet un tour d’horizon de la ville et de la mer à ses pieds. La vue est magnifique. On aperçoit au loin les salins de Camargue. Là-haut un petit pot nous attend. On nous raconte l’histoire de la ville et l’élu à l’environnement tient à nous expliquer tout ce qui est mis en place pour préserver la nature. Lui qui a travaillé presque toute sa vie dans une usine chimique, c’est un vrai retournement de situation.

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Ces personnes sont tellement passionnantes qu’on se laisse prendre par les conversations. Le plus dur est d’ignorer le photographe qui nous tourne autour pour immortaliser l’instant.

On apprend au bout d’un moment qu’il n’y a pas de camping à Port Saint Louis du Rhône. Un peu étonnés pour LA ville qui accueille l’arrivée de la Via Rhona, on nous explique qu’il est en construction et prévu pour… l’année prochaine ! Pas de bol pour nous. Surtout que nous n’avions pas prévu de loger à l’hôtel. Et là, choses incroyables, les élus se démènent pour nous trouver un endroit où planter la tente. La police n’acceptera jamais que nous la plantions sur la plage ou dans un parc municipal. Ils font donc appels à leurs connaissances qui habitent non loin du centre et qui ont un bout de jardin à nous trouver. Avec luxe un tuyau pour pouvoir nous « laver ». BINGO il y en a une qui est dispo ! Seulement pas tout de suite. Pas de problème on va manger en attendant. On nous donne le numéro, on aura qu’à les appeler plus tard.

Mais…c’est sans compter sur le téléphone défectueux d’Amandine… qui supprime ledit numéro. GE-NIAL. Sauf qu’on n’a pas le numéro des élus non plus. Au final, on ira loger à l’hôtel, même si c’est hors budget et qu’il profite largement d’être LE SEUL hébergement sur place.
MAIS avant d’aller se rafraîchir autant souffrir encore un petit peu et transpirer une dernière fois. Nous voici sur la piste cyclable qui mène jusqu’à la plage. 7Km…aller ! Décidément on l’aura mérité cette vue sur la mer.

Et c’est juste génial de parvenir enfin à destination. On immortalise l’instant devant le panneau d’arrivée prévu pour et on se promène tranquillement sur la plage. Même à cette heure-là elle est bondée. Ce n’est pas vraiment notre truc la plage avec foule alors on reste juste assez longtemps pour faire le plein d’iode.

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La Camargue est connue pour ses bois abandonnés sur la plage, ses nombreux oiseaux, ses pêcheurs… Permettant des photos très charismatiques et romantiques.

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Port Saint Louis du Rhône, un village à fort potentiel

Le soir on va faire un tour au port. Il faut dire que la ville organise son fameux « … » avec stands locaux, animations, spectacles. De quoi s’immerger dans la culture sudiste. On n’est pas déçus !
Cela commence avec un petit spectacle de la chorale, entraînant et dynamique. Cela n’a rien à voir avec ceux de nos villages qui ont plutôt tendance à nous endormir. Là il y avait de la joie de vivre, la chorale était jeune, ils bougeaient de partout. Clairement ça donne plus envie.

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Les stands avaient tous l’air autant appétissant les uns que les autres. Fruits de mers, spécialités locales, pizzas au feu de bois… ce fut dur de choisir. Mais bon, Port Saint Louis du Rhône, c’est le sud, la mer, le soleil.. du coup devinez ce qu’on choisit… Pizza ! On ne se refait pas ein 😉

La suite des festivités se poursuit avec des spectacles de nuit. Le premier est incroyable dans le genre originalité, découverte, humour. C’est dur à décrire et on ne veut pas se risquer à faire des bourdes. Les images sont certainement beaucoup plus parlantes.

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Puis c’est au tour d’un spectacle (feu) sur le thème du couple, du mariage, de la vie.
Très joli visuellement, mais beaucoup moins captivant. Pour nous en tout cas. On s’éclipse doucement pour terminer la soirée tranquillement au bord du port. A rêver des bateaux qu’un jour nous naviguerons nous aussi.

On retrouve alors nos amis les élus qui nous payent un coup, puis une glace, puis une bière ! Décidément on est bien accueillis là-bas !

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Mais, outre ces festivités qui durent tout l’été, les vacances à Port Saint Louis du Rhône n’ont pas l’air de tout repos. Il est possible de faire un tour en petit bateau pour voir les cabanes des pêcheurs abandonnés ; du paddle sur le ruisseau qui mène jusqu’à la mer sans compter la piste cyclable qui mène à la plage. Ça donne envie de revenir pour tester tout ça.

Le retour toujours trop rapide vers notre chez nous

A peine arrivés, qu’il est déjà temps de reprendre la route ! Et c’est toujours aussi nul les fins de voyages. Comme on n’aime pas repartir sur nos traces, on fait le retour en train et on ne repasse pas par les pistes de la Via Rhona. Ce n’est évidemment pas la seule raison. Si nous avions eu plus de jours de repos on aurait pédalé encore. En prenant une autre piste évidemment. Mais là, dans ces conditions c’est le train qui nous ramènera chez nous. On prend le bus jusqu’Arles et de là on pars en train. Non sans difficulté. Car il s’agit de TER et si vous ne le savez pas encore, la SNCF n’est pas très friande des cyclistes. Aussi, bien qu’il y ait une cabine réservée aux vélos en théorie, dans la pratique c’est un peu le premier monté, le premier servi. On ne peut pas réserver ses places à l’avance.

Du coup, heureusement qu’on part dans les premières villes d’arrêts, car comme on va vite s’en rendre compte, pleins resteront sur le quai à l’attente du prochain train. C’est un peu une chance pour nous pour le coup. Et même si on essaye de se serrer pour faire monter plus de copains, les forces de l’ordre rappellent vite à l’ordre malheureusement. Il serait grand temps d’améliorer les conditions des cyclistes en train et de prévoir plus de cabines.

En tout il nous aura fallut trois trains pour rentrer ! Et c’est dans le dernier qu’on apprend qu’il y a des pannes. On se retrouve coincés à un arrêt de notre arrivée. UN arrêt ! On décide alors de sortir et continuer en pédalant. Quelle erreur ! On est de retour dans les Alpes là, on n’a plus affaire aux pistes plates de la Via Rhôna ! Et autant descendre voir la mer fut une partie de plaisir, autant pédaler encore 2h avec pleins de montées joue sur les nerfs d’Amandine. Elle se défoule comme elle peut, en rageant contre son département et ses cuisses qui lui font mal. Il est temps d’arriver chez nos amis pour un apéro bien mérité. Ils ont d’ailleurs la gentillesse de nous proposer de nous raccompagner en voiture. On viendra chercher les vélos demain, ça vaut mieux 😉

Une jolie surprise de retour de la Via Rhona

Vous savez, quand on part en vacances, bien souvent on revient avec des souvenirs. Des briquets ou des tasses pour les uns, des spécialités gourmandes et locales pour les autres (on en fait parti !).
Mais cette fois-ci c’est un souvenir assez inattendu qui nous a suivi jusqu’à la maison. On était partis à deux, nous voilà revenus à trois. Enfin à deux et demi. Il faudra attendre 9 mois. Et ça, on ne l’aura su qu’après coup.

Aujourd’hui, petit bout est arrivé depuis 7 mois. On gardera son anonymat pour pleins de raisons qu’on ne va pas s’évertuer à expliquer mais qu’on espère vous comprendrez quand même.
Après toutes ces péripéties en notre compagnie et celles nombreuses à venir, ce sera sûrement un futur voyageur ou futur sportif, qu’en pensez-vous ? 😉

Les pistes cyclables plates de la Via Rhona : un mythe

J’en ai déjà parlé à de multiples reprises lors de nos précédents récits, mais on ne le dira jamais assez ! Soyez prévenus amis cyclistes, grands voyageurs ou petits vacanciers, la Via Rhona sur le long terme demande quand même un minimum de préparation. Certes 80 % des pistes sont plates, mais pour le reste ça monte et correct. Déjà, en Rhône-Alpes on aime le faux plat et même si on a l’impression que « ça va, ce n’est pas grand chose » au bout de deux jours nos cuisses nous font déjà douter de nos capacités à aller jusqu’au bout. Mais tenez bon, si je vous assure c’est possible.

Et si jamais les côtes de Chateauneuf du pape semblent irréalisables, alors il y a toujours le train pour venir à la rescousse. Sans compter qu’ici il s’agit d’itinéraires bis. Les pistes cyclables sont en construction et bientôt elles suivront réellement le Rhône, ce qui veut dire beaucoup moins de montées.

Et le genou de Guillaume dans tout ça (lien vers article 1), me demanderez-vous ? IM-PE-CCABLE. Du genre vraiment ! Comme si un miracle avait opéré. C’est impressionnant quand même quand on y repense avec du recul. Ça aurait pu nous tuer nos vacances, mais les mains guérisseuses de l’ostéopathe, l’envie vraiment forte de continuer et le mental de Guillaume ont vraiment eu un effet positif.
Je crois que l’on n’est pas près d’arrêter de vanter les mérites de ce spécialiste 🙂

Ainsi s’achèvent nos premières vacances à vélo. On a adoré et une chose est sûre on recommencera ! En 2019 on n’a pas pu le faire pour des raisons que vous comprenez maintenant, mais pourquoi pas entamer l’autre versant de la Via Rhona jusqu’à Genève pour 2020 ? On y réfléchit en tout cas.

N’hésitez pas à nous donner des liens de récit à vélo que vous avez aimé. On adore les lire ou les regarder 🙂

Guide pratique

Où manger

A Arles nous nous sommes arrêtés à différents endroits.
Pour commencer, ce n’est pas de la cuisine locale, mais tant pis. On vous conseille le pub irlandais Paddy Mullin’s ! Quand on a envie d’un bon burger, c’est le lieu idéal. Mais il n’y a pas que ça ! La carte est bien fournie et tout donne envie. Par contre, attention, on n’en ressort pas plu léger, bien au contraire.

Paddy Mullin’s Irish Pub

5 boulevard George Clémenceau
13200 Arles
04 90 49 67 25
www.facebook.com/paddymullins

Le soir, on a flâné de restaurants en restaurants, mais on a choisi la pizzeria du camping qui est excellente. Vous retrouverez le contact dans la partie juste en-dessous « où dormir ».
On s’est arrêtés boire des coups dans deux bars différents et à cette période là de l’année on s’est laissés influencer par l’ambiance, la musique, la carte… Vraiment, c’est au feeling de chacun. On n’a pas eu de coups de cœur particulier alors laissez-vous tenter 🙂

A Port Saint Louis du Rhône, le soir nous avons mangé dans une des roulottes présentes lors des soirées au port côté docks. Une animation que la ville met en place tous les étés. Là-bas il y a du choix et ça reste abordable !
Par contre, on vous conseille la crêperie qui se trouve sur les docks justement. On nous a vanté leurs crêpes, mais nous y sommes surtout allés pour les glaces artisanales. Un délice !

Crêperie du Port

quai de la libération
13230 Port-Saint-Louis-du-Rhône
09 86 34 70 80
www.facebook.com/creperieport

Où dormir

A Arles nous avons profité du seul camping. Il est relativement correct niveau prix, proche de la ville avec en prime une piscine pour se rafraîchir l’été. On valide ! De plus, c’est ici que nous avons mangé notre super pizza 🙂

Camping City
67 Route de Crau 
13200 Arles
04 90 93 08 86
www.camping-city.com

A Port Saint Louis du Rhône, bien malgré nous, nous avons dormi à l’hôtel en attendant qu’un camping arrive. Même si nous n’avons pas été fan des lieux on vous le note quand même. Les personnes sont super gentilles et surtout elles nous ont prises au dernier moment avec un code promo ! Ils disposent même leur garage pour que l’on puisse y ranger nos vélos. Attention par contre c’est le même pour tous les cyclistes. On recommande de prendre toutes les affaires avec soi.

Hôtel La Plage
Route de la Plage Napoléon
13230 Port-Saint-Louis-du-Rhône
04 90 56 52 94
savery.sylvie@yahoo.fr
www.portsaintlouis-tourisme.fr

Que voir, que faire

A Arles il y a les arènes à voir ne serait-ce que de l’extérieur. Il y a des visites possibles à l’intérieur ainsi que de nombreuses activités.

A Port Saint Louis du Rhône, l’été rendez-vous aux docks avec des spectacles, des activités, des stands de cuisine locale…
Une plage se trouve non loin du centre 7km à vélo ce qui est largement faisable. Par contre, attention, elle reste petite et est vite bondée.
La ville propose également du paddle pour découvrir les secrets du territoire et notamment les cabanes des pêcheurs. Allez faire un tour sur l’office du tourisme de Port Saint Louis du Rhône, vous trouverez pleins d’activités en tout genre.

Conseils voyageurs

Pas de plus conseils à donner que lors du premier récit de la Via Rhona entre Drôme et Ardèche. Allez donc y faire un tour.

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