La Via Rhona à vélo :
de Bollène à Fourques

Via Rhona vaucluse RL

3 jours dans le Vaucluse aux portes des Bouches-du-Rhône

Souvenez-vous, on est partis du Nord de la Drôme pour atteindre la mer côté Port Saint Louis du Rhône. Après trois jours à pédaler nous avons atteint les portes d’entrée du Vaucluse, non sans difficulté. Le genou de Guillaume a fait des siennes, nous obligeant à revoir à la baisse notre voyage et son intensité. Nous sommes partis un lundi et arrivons à Bollène-la-Croisière le mercredi soir. Nous savons que vendredis et samedis seront des jours de repos où nous avons prévu des activités. La perspective de ne pédaler plus qu’une journée et laisser se reposer le genou nous motive plus que jamais !

Entre découvertes et rencontres

Arrivés à Bollène, nous choisissons de loger dans un camping histoire de jouer à fond la carte « repos » pour le genou de Guillaume. On va certes toujours dormir en tente, mais on aura au moins le luxe de pouvoir prendre une douche. Problème, on doit encore faire 5km de la gare au Camping le plus proche se trouvant à Mondragon.
Bon, le nom sonne magiquement à nos oreilles et de toute façon nous n’avons pas bien le choix. On y va d’ailleurs tranquille, en alternant marche et très légers coups de pédales. Je crois que nous n’avons jamais mis autant de temps à parcourir 5km. Mondragon ressemble à un de ces villages typiques du Vaucluse. Tout en pierre, pavé. C’est très joli, mais on ne s’attarde pas.

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Une douche bien méritée

On arrive au camping avec une bonne nouvelle qui nous attend : il y a une piscine ! Quand je vous parlais de luxe 😉 Il n’y a rien de tel ! On savoure. Le camping est tranquille, simple, bon enfant. Tout est accessible ultra rapidement, il n’y a pas besoin de tourner 15 minutes pour trouver un emplacement et ça tombe bien, on n’en avait pas le courage. On apprend toutefois que le mois de juillet est plutôt tranquille et que c’est un peu la période de l’été où on peut arriver à l’improviste en demandant une chambre. Le mois d’août à l’inverse est vraiment chargé et souvent booké tous les jours. On a bien fait de choisir le mois de juillet pour partir tiens ! Sûrement que la Via Rhona doit aussi être plus chargée en août.

La douche nous tend les bras et nous accueille chaleureusement dans son repère douillet. Comme ça fait du bien ! De pouvoir se détendre les muscles et se relaxer. Comme ça fait du bien d’enlever toute cette crasse accumulée depuis deux jours, cette sueur, cette transpiration qui rend la peau collante et poisseuse…avouez je vous fais rêver non ? Ça fait un bien fou de sortir de là avec une peau neuve et revigorée !
22h et nous ne répondons déjà plus de rien. On n’a même pas la force de discuter avec nos voisins cyclistes. On va se coucher complètement mort, pour profiter d’une bonne nuit de sommeil.

Jour 3 = 65km dont 34 en train…

« Vous verrez, vous aurez mal aux fesses les trois premiers jours. Quatre maximums ! Et après ce sera la libération… »

Au matin de ce quatrième jour, deux bonnes nouvelles : le genou de Guillaume va beaucoup mieux. Il marche sans douleurs et pédale tranquillement sans hurler à la mort. Après plusieurs kilomètres et ne sent plus rien. Ça nous met du baume au cœur.
Et deuxième bonne nouvelle : on peut s’asseoir sur notre selle sans se tortiller dans tous les sens, ni toutes les 10 secondes. La légende serait donc vraie ?! Passé 3-4 jours, notre fessier comprend que désormais une selle de vélo sera la nouvelle forme à adopter plutôt un bon coussin moelleux ? Soit!Nous voici ravis.

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On passe de nouveau dans Mondragon où on décèle au hasard des rues quelques petites merveilles. Encore une fois nous n’arrivons pas à rejoindre de suite la Via Rhona et nous commençons donc par suivre la route. On grappille au passage quelques kilomètres, car, rappelons-le, les pistes de la Via Rhona sont pleines de courbes et détour pour nous permettre de passer par des routes sécurisées.
Là on se retrouve sur le bord d’une nationale. Et on sert les fesses tant que possible – maintenant qu’on le peut à nouveau !- pour qu’une voiture ne nous voit pas au dernier moment et n’arrive à toute allure sur nous.

Sur la route des vacances

Ce petit détour a également l’avantage de nous faire passer tout près de la forteresse de Mornas. Encore une fois, c’est un véritable plongeon dans mes souvenirs d’enfance ! On l’aperçoit en effet très nettement de l’autoroute et je l’ai toujours trouvé magnifique. Sans compter qu’elle se trouve tout en haut d’une colline et que quand nous partions aux aurores, nous arrivions à son niveau au lever du soleil. Je me souviens très nettement des rayons du soleil qui venaient l’illuminer et lui donner encore plus de beauté. Alors, c’est avec un sourire que je l’admire ce jour-là. Je n’y suis jamais allée, mais elle a une place spéciale dans ma tête et est signe de bonheur pour moi.

De nouveau on est tenté d’aller la voir de plus près, de la parcourir, la visiter. Elle nous fait de l’œil, elle est très belle. Mais voilà, il y a deux hic : cela veut dire prendre une montée de plusieurs kilomètres et savoir quoi faire de nos vélos pendant la visite. Sans oublier que le genou de Guillaume est tout juste remis. Ce n’est peut-être pas le moment d’aller lui imposer un dénivelé tout d’un coup extrême pour lui.

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C’est le côté un peu rageant du voyage à vélo. Pas de devoir faire du dénivelé ! Ça, ça fait partie du jeu et on le sait que ce sera parfois difficile. Non, c’est de ne pas pouvoir visiter tel ou tel site par peur de laisser nos vélos sans protection. Il est vrai que certains sites touristiques proposent des parkings sécurisés et fermés pour vélos. Mais là encore on n’est pas à l’abri de vol entre cyclistes.

Bref, on remet donc cette envie de visite pour une autre fois et on retrouve enfin le parcours de la Via Rhona. C’est tout de suite plus rassurant, plus calme, plus tranquille. Le seul bémol au début reste les indications peu détaillées des panneaux. On en parlait déjà dans cet article dédié à la Via Rhona elle-même, le gros problème auquel ils n’ont pas pensé, c’est de dire si leur direction indique le sud ou le nord. Et quand vous savez que les pistes font des boucles, on n’est jamais à l’abri d’aller dans la mauvaise direction. Ce fut le cas à ce moment précis. On a pris un côté pensant que c’était le bon, puis voyant que nous revenions sur nos pas, on a fait demi-tour. C’est bien dommage ! Mais bon ce serait compliqué de refaire tous les panneaux, on le reconnaît !

Rencontre au lac Li Piboulos de Piolenc

On reprend la route en sachant que quelques kilomètres seulement nous séparent de notre prochaine rencontre. Un ami nous a contactés via Facebook à notre départ en nous disant que les pistes cyclables passent à côté du chantier où il travaille. Il propose même de nous donner un peu d’eau fraîche. Ce qui n’est pas de refus. Et puis c’est surtout agréable de discuter avec lui, d’échanger sur notre parcours, son boulot… franchement ça nous fait un bien fou. Et on le bénit pour cette eau qui n’est franchement pas de refus. Malgré l’heure précoce de la matinée, le soleil tape fort en cette fin de juillet. Sans compter qu’on en profite pour admirer un lac de toute beauté. Il nous suivra d’ailleurs longtemps, nous permettant de profiter de ses paysages. Puis nous rejoignons tranquillement le Rhône et ses cygnes flottant au loin. On trouve même une plume d’oie trouvée sur la piste pour notre chat qui en est gaga ! Elle risque de lui durer longtemps celle-là !

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On fait coucou à Orange de loin et on atteint rapidement le département du Gard. L’accent se faisant de plus en plus chantant. Et les pistes de la Via Rhona de moins en moins existantes, nous obligeant à parcourir les petits villages alentour. Ce qui change un peu niveau paysage et beaucoup niveau dénivelé.

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Il faut savoir que toutes les pistes cyclables de la Via Rhona ne sont pas terminées ! Certaines sont encore en construction – ce qui est d’ailleurs très bien expliqué sur le site. On passe alors par de charmants villages qui ne sont pas forcément prévu. On sait que c’est temporaire, toutefois une mise en garde s’impose ! Les routes sont en effet traversées par d’autres véhicules et certains ne font pas attention aux cyclistes. La prudence est de mise. Le site de la Via Rhona conseille d’ailleurs aux familles ou à toute personne souhaitant être prudent de préférer le train à la traversée des villages.

La traversée épuisante de Chateauneuf-du-Pape

Nous n’avons pas envie de prendre encore une fois l’option train, on l’a déjà épuisé et nous serons vraiment déçus cette fois-ci si on le fait à nouveau. Le genou de Guillaume va mieux, on prend donc la route. Peut-être à notre grand malheur.
Car autant la Via Rhona est principalement plate avec, à la limite, du faux plat de temps en temps – surtout en Ardèche. Mais là. LA ! On a affaire à un tout autre dénivelé. Ça monte même sévère. Et ça tombe en plus pile le premier jour de la canicule en France, imaginez notre tête en haut de chaque montée qui n’en finit plus.

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Nous déambulons ainsi à travers les vignes qui s’étendent à perte de vue ! Nous offrant un spectacle réconfortant. On se dit qu’on se ferait bien une petite dégustation d’ailleurs, juste pour le plaisir et parce que ça donne fichtrement bien envie. Mais la chaleur écrasante, étouffant du soleil nous retient.

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En passant devant un des châteaux, un employé nous demande si nous ne sommes pas fous, complètement hilare. Il nous prend alors en pitié et nous propose de l’eau. Ça tombe bien car on commence à en manquer sérieusement. Sans compter qu’elle est devenue chaude… Vous l’aurez compris, on a sauté sur le type l’occasion ni une ni deux ! Discutant un peu avec lui au passage. A un moment, un de ses collègues nous rejoint. C’est marrant de voir leurs têtes complètement choquées devant l’explication de nos vacances. Loin d’être des vacances pour eux.

         « Vous savez, il existe un truc vachement bien pour aller de Lyon à Marseille…ça s’appelle le train ! »

C’est vrai ! On en rit tous ensemble. Mais on en démord pas, c’est quand même vachement mieux de le faire à vélo. On prend plus le temps, on profite, on découvre des endroits qu’on n’aurait peut-être pas vus autrement et surtout on fait des rencontres… comme celle-ci !

La montée semble toujours interminable. A chaque bute, on a l’impression que ça y est, on y est, mais non ! Le panorama une fois en haut nous montre encore et toujours du dénivelé à parcourir.
Puis, enfin on atteint ce moment tant attendu : le sommet ! Et à l’inverse de la montée, la descente est revigorante et…très rapide vous imaginez 🙂

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Avignon, mon amour

On se rend compte alors que nous sommes vraiment proches d’Avignon. Et alors que l’on nous y attend que le lendemain, on se dit que ce serait bête de rester là à seulement quelques kilomètres et on décide de rejoindre le camping. Mais d’un coup, les choses se compliquent, comme un signe que nous aurions peut-être dû poser bagage de suite.

Enfin, compliqué ! C’est surtout anecdotique et on aime bien ce genre d’imprévu. Ça donne toute la saveur à un voyage.
Pour tout vous dire, les panneaux de la Via Rhona nous perdent ! Ou du moins on ne les trouve plus arrivés en ville. Et on s’éloigne plus d’Avignon qu’autre chose. Du moins, en voiture on serait clairement dans la bonne direction, mais à vélo là, ça devient compliqué.
On arrive en effet rapidement sur une départementale quatre voies avec entrée d’autoroute. Non ce n’est pas normal, il y a clairement un problème. C’est beaucoup trop dangereux.

Le GPS nous apprend alors que nous sommes en fait en sens inverse et qu’il faut tout remonter pour retrouver Avignon. Alors, hop on se dépêche et on reprend la route. On a trop entendu d’histoire d’accidents de cyclistes sur des routes trop bondées. Mais la route qui nous attend semble semée d’embûches elle aussi.

En arrivant sur Avignon

Encore une fois, dans ma grande naïveté, je ne fais pas gaffe à l’environnement où nous déambulons. C’est une sorte de zone en construction, un peu comme une casse avec des habitations camping-car ici et là. A deux reprises, Guillaume me demande si je ne me trompe pas et si nous sommes bien dans la bonne direction. Je le sens tendu et, pire, il ne veut pas que je prenne mon appareil photo. Je ne comprends clairement pas ce qui lui arrive. Ce n’est qu’en sortant du deuxième camp qu’il souffle enfin et qu’il me sort, mi-figue mi-raisin « ce sont des camps de gitans ! Le genre d’endroit où, si on te demande ton vélo et toutes tes affaires, tu donnes tout tranquillement sans rien dire ! ». Offusquée, je lui réponds que jamais je n’agirai de la sorte. Il rigole jaune, l’air de dire « je crois que tu n’as pas bien compris ». Je comprends toujours qu’après coup de toute façon^^

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Après cette traversée somme toute banale pour Amandine, mais tendue pour Guillaume on se retrouve ensuite à pédaler derrière les aires d’autoroutes. L’aventure continue ! Vous savez, c’est là où personne ne passe plus et où la nature a repris ses droits. On doit carrément jouer des coudes avec les arbustes pour se frayer un passage. On en rigole après coup !

Puis, en arrivant en Avignon, on se rend compte également qu’on se trouve…du mauvais côté du Rhône pour atteindre notre camping… Ce n’est pas drôle sinon, chaque galère en amène une autre non ? Et vous imaginez bien qu’on ne peut pas emprunter le pont d’Avignon pour le traverser. Mais le GPS semble formel, on doit passer sur l’eau, là où il n’y a pas de pont ! Bon…on ne comprend pas bien ce qu’il essaye de nous dire, jusqu’à ce qu’on ouvre correctement nos yeux et qu’on réalise qu’on va devoir traverser en bateau ! Ou plutôt en navette. Navette gratuite l’été. On est euphorique à cette idée complètement improbable et qu’on n’aurait sûrement pas fait si on ne s’était pas perdus, à traverser des camps de gitans et des chemins devenus inexistants. Finalement, chaque galère a toujours un bon dénouement  Le camping n’est plus très loin maintenant et il n’y a plus qu’à passer une bonne soirée.

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Une journée jeu avec les enfants du Centre de Loisirs d’Avignon

Nous avions choisi ce camping en particulier pour une bonne raison ! Il s’agit en fait de la deuxième motivation de notre voyage. Pour ceux qui nous suivent assidûment, vous n’êtes peut-être pas sans savoir que Guillaume a un deuxième boulot, il est vendeur de jeux de société à domicile. Un peu en mode Tupperware, mais en beaucoup plus fun ! On est aussi de grands passionnés de jeux de société tout court et on ne part jamais quelque part sans un ou deux jeux avec nous. Outre le fait d’aimer jouer, ça nous permet de faire de jolis rencontres grâce à eux. Alors, il était hors de question, même à vélo, de ne pas en avoir. Quitte à alourdir les sacoches ! De toute façon, on n’est pas à ça près, après les boules de pétanques !
Nous avons alors souhaité pousser plus loin notre réflexion de rencontre grâce aux jeux et contacter des centres de loisirs pour intervenir auprès des enfants pendant une journée. Des contacts en entraînant d’autres, il s’est avéré qu’un des campings d’Avignon possédait également un centre de loisirs. Ni une, ni deux, la journée était calée et on y était enfin arrivés.

       Des jeux pour comprendre l’environnement et les enjeux pour la planète

Nous ne sommes pas non plus dans n’importe quel camping. Il se trouve en effet proche d’un site naturel d’observation pour animaux avec un programme tourné vers la protection de l’environnement ainsi que la découverte de la faune et la flore. Avant de partir, nous avions alors décidé de choisir des jeux liés à cette thématique. Sans compter que cela entrait dans notre logique de voyage à vélo, sain et sans émission de carbone. Tout avait un sens.

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Le matin, nous sommes restés avec les 8-8 ans et l’après-midi avec les 9-12 ans. Et c’est un échange gratifiant qui en ressort. Les enfants ont une façon de voir la vie d’une manière naturelle, sans se poser de questions, en vivant simplement le temps présent. C’est beau à voir et ça fait du bien d’en profiter avec eux.

Nous avons emmené avec nous cinq jeux dont vous trouverez des explications plus précises dans un article à venir.
_ Un jeu collaboratif sur le tri sélectif à la mer. Il faut œuvrer tous ensemble pour débarrasser la plage des déchets avant que l’eau ne monte et ne les emporte avec elle. Détruisant sa faune et sa flore : Playa playa
_ Un jeu d’énigmes pour apprendre à reconnaître les animaux à l’aide d’indices au début difficiles, puis de plus en plus faciles : Mes premières énigmes animaux
_ Un jeu d’énigmes sur le même principe, mais cette fois-ci sur l’environnement : Mes premières énigmes environnement
_ Un jeu d’ambiance à carte où le principe est de repérer les cartes en double. Mais il faut être le plus rapide et des pièges sont glissés ici et là : Twin It.
_ Un jeu d’ambiance à dé où il faut réaliser des suites le plus rapidement possible : Flash.

        Un partage plein d’émotions

Nous commençons notre rencontre avec eux en leur parlant de notre voyage, en leur demandant de deviner notre mode de déplacement, puis notre lieu de départ et notre destination. C’est l’occasion au passage de leur raconter les villes que nous avons traversées, les régions, les départements… Un échange à la fois pédagogique et instructif. D’ailleurs, les premiers jours de notre voyage nous leur avions envoyé des photos pour qu’il y ait toute une continuité jusqu’à notre arrivée.
Ils jouent le jeu de nos questions-réponses avec plaisir. Devinant assez rapidement par où nous sommes passés et même les motivations premières de cette aventure ! Le côté sportif bien évidemment, mais également la volonté de ne pas polluer, de profiter des paysages.
On note au passage l’excellente réponse d’Oscar, plein de spontanéité : « parce que vous êtes fous » les yeux écarquillés ! Ah, la franchise des enfants 🙂

On est même scotchés par les connaissances des tout petits sur les questions d’environnement et leur connaissance de certaines espèces animales très peu connues.
On voit que le centre prévoit des activités en ce sens avec des professionnels de l’environnement. Ils sont d’ailleurs hyper enthousiastes à tout nous raconter. Ça fait plaisir à voir. La journée passe super vite et déjà c’est l’heure pour les enfants de rentrer.

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Cette expérience nous laisse un sentiment de pur bonheur. Et même si nous étions un peu stressés au début, c’est une expérience que nous comptons réitérer dans nos prochains longs voyages. Le jeu est un excellent vecteur de rencontres et casse bien des barrières. Sans compter la spontanéité et l’innocence des enfants qui rendent ces rencontres magiques.

Un repos bien mérité en famille avec vue sur le Mont Ventoux

Ce weekend c’est repos ! On organise donc tout en ce sens. Amandine connaissant bien Avignon pour y être allée à plusieurs reprises, elle avait hâte d’y emmener Guillaume. Mais avant cela, place à la famille et direction le Mont Ventoux, pour profiter autrement et simplement.

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Alors, oui, bon, à la base on voulait rejoindre notre cousin à vélo. C’était une escale qu’on pensait pouvoir faire rentrer dans notre planning. Mais en fin de compte ce n’est pas possible. Sans parler du fait de pédaler, ça nous rajoute deux jours en plus sur notre planning et malheureusement nous n’avons pas de vacances à rallonge. C’est donc notre tante et sa voiture qui nous conduisent sur cette terre promise avec une vue incroyable sur la belle colline locale : le Mont Ventoux. Une petite pause famille qui fait du bien.

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On reprend la route plus motivés que jamais : Adieu Avignon

Déjà nous en arrivons à notre dernier jour au camping avant de reprendre la route.
On hésite à prendre la navette en sens inverse pour atteindre Avignon, mais on ne souhaite pas abuser des bonnes choses. Hier, ça avait un petit goût de surprise et d’inattendu. On ne veut pas enlever ce sentiment en nous. A la place on continue tout droit pour traverser sur un pont, complet cette fois-ci.

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Avignon est une ville que j’adore ! Ayant une tante qui y a habité de nombreuses années, je m’y suis rendue de très nombreuses fois, pendant ou en-dehors de son festival si célèbre. Et c’est vraiment une ville magnifique, avec beaucoup de charme et d’histoire. C’était impensable pour moi de ne pas m’y rendre et de montrer les plus beaux coins à Guillaume. Je me doutais bien que ça allait être compliqué de faire tout ce que l’on voulait à vélo, surtout en cette période de festival avec un nombre impressionnant de touristes qui déambulent dans les rues par masses, créant des bouchons, au même titre que les voitures l’auraient fait.

La magie d’Avginon et de son festival

Nous sommes donc allés voir l’essentiel, juste pour en apprécier la beauté. Après une courte vue sur le pont d’Avignon aperçus la veille, nous sommes entrés dans les remparts. Car s’il y a bien un endroit où il faut aller, c’est là ! Déambuler dans les ruelles, se laisser encercler par les murs médiévaux, parcourir les rues pavées, découvrir de toute part des statues, des fontaines, des créations en tout genre… c’est ce qui fait tout le charme de cette ville. Fuyez les grosses rues touristiques et allez vous perdre dans celles plus petites qui ne payent pas de mines, mais qui regorgent de secrets magiques. On n’est jamais à l’abri de tomber sur une petite pépite culinaire ou, en période de festival, sur un groupe de théâtre vraiment spécial, délirant, mais aussi très doué !

Car venons-en à ce festival ! Même s’il y a foule, qu’il est compliqué de déambuler dans les rues, horrible de trouver son chemin ou d’avancer sans se faire bousculer…s’il y a une chose à faire quand on y va c’est bien d’aller voir un spectacle. Amateur ou professionnel, il y en a pour tous les goûts. Au choix également, vous pouvez éplucher les différents catalogues des spectacles ou au contraire vous laissez guider par votre flair et les conseils qu’on vous aura donné. Car c’est ce qui fait toute la beauté et la renommée de ce festival ! Les comédiens sortent dans les rues vous jouer des scénettes, des extrais de leurs spectacles ou bien essayent de vous convaincre que c’est LE show à ne pas louper. Et on tombe véritablement sur des pépites ! Personnellement, j’adore choisir un spectacle de cette façon. Un peu comme quand je me laisse guider par le hasard de mes pas pour visiter un endroit que je ne connais pas.

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Bon, vous vous en doutez sûrement, nous avons bien trop peur de ne plus retrouver nos vélos après le spectacle. Nous faisons donc preuve de sagesse -ou pas-, mais aussi de beaucoup de retenus face à certains spectacles vraiment tentants. A la place, nous allons nous perdre dans les rues, puis retrouver le Palais des Papes qui est un bâtiment impressionnant de beauté, pour mieux nous reperdre ensuite.

Très vite nous reprenons la route des pistes cyclables de la Via Rhona pour cette fois-ci, nous perdre bien réellement. Galérant à distinguer le nord du sud dans cette masse, nous faisons plusieurs allers-retours avant de prendre la bonne destination. Avec surprise, nous constatons que deux jours seulement sans vélo ont suffi à nos fesses pour oublier la rigidité d’une selle de vélo. Résultat, en à peine 5kms nous recommençons à nous dandiner sur nos vélos. On espère que cette fois-ci, ça ne va pas nous prendre trois jours pour s’y habituer !

Le pont d’Avignon

Entre nous, ne gaspillez pas votre argent à monter sur le pont. Cela n’en vaut absolument pas le coup. Déjà parce que c’est extrêmement cher ! Et en plus, car il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire dessus. Vous aurez une aussi belle vue du pont qui se trouve à quelques pas (sans compter la vue SUR le pont d’Avignon qui vaut plus le coup). De plus, vous n’y ferez qu’un aller-retour, puisqu’on ne peut pas le traverser ! On en voit certains danser parfois sur ce pont, en accord avec cette comptine très célèbre aujourd’hui et dont je ne vous ferais pas le déshonneur de vous la remettre aujourd’hui. C’est un avis personnel bien évidemment ! Si votre rêve est justement d’aller danser sur ce pont ou si c’est un challenge, un défi qu’on vous a lancé, alors ne vous privez pas.

 

La traversée des villages médiévaux : de Beaucaire à Fourques

Après les dernières routes peu, voire pas du tout, ombragées, ça fait du bien de retrouver un peu de verdures et de pistes boisées pour se protéger du soleil. Les routes sont faciles et on est bien contents de pédaler après ces quelques jours de repos. Ça nous avait manqué en fait !
On se rend compte également que nous sommes tout proches de notre prochaine destination : Beaucaire. C’est pourquoi on se motive à partir d’Avignon dès le dimanche alors que nous avions prévu à la base de partir le lundi. Et au bout d’une trentaine de kilomètres, notre destination est déjà devant nous. C’est avec surprise que nous découvrons des ruelles vides -ou presque ! Jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’il y a en fait un spectacle de torero au même moment. Apparemment, ça doit être l’ANIMATION du village pour que tout soit désert comme ça.

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On espère y trouver un petit coin tranquille pour bivouaquer, mais on s’en rend vite compte, il n’y a que très peu d’endroits isolés. Le même problème que sur les pistes cyclables. Soit les champs sont trop à découvert, soit nous ne pouvons pas nous éloigner assez du chemin sans tomber de suite sur des habitations ou une route beaucoup trop fréquentée. On est donc un peu coincés et on décide alors de partir nous abriter entre les arbres jonchant le Rhône. On ne plante pas la tente pour ne pas se faire repérer de loin : une nuit à la belle étoile nous attend. Ce n’est pas sans nous déplaire non plus.

Un réveil à l’aube

On ne veille pas tard cette nuit-là, même si c’est vrai que c’est devenu un peu devenu notre habitude pendant tout le voyage. On préfère se lever tôt et pédaler à la fraîche plutôt que sous le soleil écrasant de l’après-midi. On avale notre riz-pesto en écoutant les commentaires de la féria et en profitant de la vue sur le fleuve. De la route, il faudrait vraiment regarder pile dans notre direction et penser y trouver quelque chose pour qu’on nous repère. Sans la tente et avec nos vélos couchés, il aurait été bien difficile de nous trouver, mais malgré tout ça, nous ne sommes quand même des masses rassurés.

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Amandine s’allonge pour la nuit en priant pour que les araignées ne décident pas de venir loger sur son matelas. Ou au moins pour ne pas les voir tout simplement pas. C’est peine perdue sûrement, mais bon elle s’accroche à cette pensée et le sommeil vient finalement rapidement.

Et les vélos dans tout ça ?

Quand on bivouaque, il y a toujours cette peur omniprésente du vol des vélos ! C’est le cas pour nous et je pense que nous ne sommes pas les seuls. On essaye alors de mettre au point tout un stratagème pour contrer ça. Déjà, ils sont attachés aux arbres ou à tout endroit assez solide pour ne pas être déracinés. Deux cadenas relient également les pneus entre eux pour que ce soit plus difficile à dérober. A cela on ajoute une ficelle accrochée à une des roues, puis reliée à une de nos chevilles pour être prévenus si jamais le bruit du vol ne nous réveille pas. Ça fait beaucoup ?! Imaginez-nous répéter ce rituel tous les soirs, c’est assez comique quand on y pense -surtout la corde ! - mais indispensable pour notre sommeil qu’on espère réparateur à chaque fois. En tout cas, soit ça a porté ses preuves, soit personne n’est jamais venu essayer de dérober nos vélos, car nous n’avons eu aucun souci de ce côté-là.

C’est le soleil qui nous réveille au petit matin. Bien avant le gazouillement matinal des oiseaux. Vous savez ce soleil qui offre des couleurs aussi sublimes qu’enchanteresses. Ces couleurs qu’on ne retrouve à aucun autre moment de la journée. Des couleurs dorées et lumineuses. Nous les voyons d’abord scintiller sur les feuilles et les arbres nous entourant avant de véritablement nous tourner vers le spectacle qu’offre le Rhône. Un instant magique dont nous nous souviendrons. Nous en apprécions chaque instant. Le gravant dans nos mémoires comme un moment de pur bonheur. C’est avec cette vision que nous retournons nous coucher, il est encore tôt ! Puis, à 7h, les bruits quotidiens des villageois se préparant pour le travail finissent de nous tirer des bras de Morphée.
On remballe vite le peu d’affaires déballées la veille pour entreprendre une jolie traversée de villages médiévaux.

Tarascon, Fourques et cie

On atteint rapidement le prochain village pour un bon petit-déjeuner, mais il semblerait que le sud fonctionne en décalage par rapport à nous. Le village est littéralement désert. Et cette fois-ci ce n’était pas à cause d’un événement local, pas à cette heure-là. On comprend vite alors que les villageois ne sont tout simplement pas réveillés ou du moins, encore actifs dans les rues.
Chez nous à 7h, il y a déjà plein de monde dehors pour boire un café avant le travail. Ici, nous devons attendre 8h pour poser nos fesses sur une terrasse. On trouve ça drôle plus qu’autre chose.

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Via Rhona bouches du rhone RL

Profitant alors des rayons du soleil, nous déambulons dans ces ruelles qui nous tendent les bras. Le spectacle doré se reflétant sur les murs en pierre nous est réservé et nous n’allons pas nous en priver. Comme à notre habitude, nous choisissons les ruelles les plus petites, exiguës et originales pour s’y perdre. S’arrêtant au passage bien trop souvent pour prendre des photos.
Avec ce jeu, 8h arrive rapidement et on entend au loin les premiers échanges des villageois et les premières chaises racler devant les bars. On ne se fait pas prier ! Nos ventres commencent sérieusement à faire du bruit, se demandant comment à eux tout seuls ils n’ont pas encore réveillé les quelques retardataires traînant au lit.

En sortant du village pour rejoindre notre prochaine destination, on aperçoit un château fort sur les hauteurs de la ville. Le premier d’une belle série, comme nous allons nous en rendre compte par la suite.

Fourques s’est révélée aussi belle que sa voisine. Ses rues pavées n’ayant rien à lui envier. Son château fort aussi impressionnant que le précédent.
Les pistes cyclables étaient devenues véritablement plates, sans compter qu’elles étaient entourées d’arbres. Le luxe suprême ! Nous pédalions tranquillement avec Arles comme objectif pour la fin de journée. Nous en étions là de nos pensées, happées par la beauté des paysages quand nous avons été interpellés par un drôle de personnage, pour une rencontre magique. La plus belle de toutes.

Via Rhona bouches du rhone RL
On a voulu faire une photo stylée et puis… on l’a complètement loupée 😉 Mais on l’aime bien quand même !

Via Rhona bouches du rhone RL

Conseils pratiques

Nous n’avons pas mangé dans des endroits particuliers en-dehors des campings dont on va plutôt parler dans le deuxième point qui arrive « Où dormir ». Et boire un café dans un bar ne suffit pas pour vous parler de l’établissement. On y est pas restés longtemps et d’ailleurs on ne se souvient même plus du nom.

Où dormir

A Mondragon, nous avons séjourné au camping de la Pinéde en Provence. On ne saurait vous dire s’il se trouve loin des pistes de la Via Rhona vu que nous l’avons atteint en sortant du train, mais en tout cas on vous le recommande. Et en y réfléchissant, on a vu pas mal de cyclistes dans ce camping, donc clairement il ne doit pas être si loin que ça. Le camping est lui, ni trop petit, ni trop grand ce qui est bien pour avoir un minimum de confort sans être envahis de touristes venus faire la fête. Il est aussi très propre et propose un restaurant ainsi qu’un bar pour le petit-déjeuner.

Camping La Pinéde en Provence
Route de Bollène
84430 Mondragon
04 90 40 82 98
www.camping-pinede-provence.com

En Avignon, nous avons séjourné au camping Parc des Libertés Sachez qu’il n’y a que deux campings en Avignon et ils se situent à quelques kilomètres l’un de l’autre. Ils sont bien évidemment en dehors de la ville et il faut soit prévoir d’y aller à vélo ou en voiture. Soit, sachez que la ville a mis en place un bus l’été qui fait le ramassage des piétons voulant aller s’amuser dans les remparts. Plutôt sympa !
Pour le camping, nous l’avons choisi, car c’est à l’intérieur de celui-ci que se trouvait le centre de loisirs où nous avons passé une journée avec les enfants. Pour le reste, on ne vous le recommande pas vraiment. La direction nous a offert une nuit en échange de notre intervention et même si on apprécie grandement le geste, on n’a pas envie de vous mentir. L’accueil était plutôt froid et la propreté pas au rendez-vous de partout dans le camping. Il n’y a pas d’activité proposée (ça en soit ce n’est pas un souci, chacun ses préférences et le prix va avec), mais par contre il y a un restaurant pour manger matin, midi et soir. On s’arrêtera là. C’est assez ironique déjà de se dire que c’est le camping où on aura séjourné le plus longtemps alors que c’est celui que nous avons le moins aimé.

Que voir, que faire

A Mornas, il y a bien évidemment la forteresse à visiter. Une escale qui a l’air de toute beauté.

La Forteresse de Mornas
Association Les Amis de Mornas
4, rue Thinel
84550 Mornas
04 90 37 01 26
www.forteresse-de-mornas.com

A Piolenc vous avez le plan d’eau Li Piboulos où l’on peut pique-niquer et se baigner. Un intérêt non contestable quand on pédale toute la journée.

Plan d'eau Li Piboulos
Route des iles
84420  PIOLENC
04 90 29 63 66

Non loin des pistes de la Via Rhona il y a le Mont Ventoux. Alors, certes il faut prévoir de pédaler un peu plus, mais beaucoup le tentent à vélo. En dehors de ça, diverses activités sont proposées comme l’accrobranche, du parapente, la spéléologie, la randonnée, l’escalade ou encore le vélo et la baignade. Le choix est vaste !

En Avignon, allez faire un tour vers le Palais des Papes, ce monument est magnifique et s’il n’y a pas foule, vous pouvez même le visiter. En dehors de ça il y a le célèbre pont d’Avignon et …
Si vous séjournez au camping, n’oubliez pas qu’un bus relais est mis en place vers la ville, pour une somme tout à faire dérisoire. A prendre en compte dans ses dépenses toutefois si vous y restez plusieurs jours.

On terminera avec la traversée des villages médiévaux : Beaucaire, Tarascon, Fourques sont magnifiques et il y en a sûrement d’autres. Allez faire un tour si vous le pouvez vers leurs châteaux et ponts (surtout celui de Fourques menant à Arles) et perdez-vous dans leurs ruelles. C’est impressionnant de beauté.

Conseils voyageurs

Pas de plus conseils à donner si ce n’est celui sur comment attacher les vélos que vous pouvez retrouver un peu plus haut. Pour le reste, ils sont identiques au premier récit de la Via Rhona entre Drôme et Ardèche. Allez donc y faire un tour.

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