Deux jours en pays Drômois :
À la découverte de Dieulefit-Bourdeaux et ses activités

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Aujourd’hui je vous embarque dans un endroit un peu caché, un peu secret, mais qui regorge de mille découvertes et beautés. Cet endroit c’est la Drôme. Le département de mon enfance. Celui que je considérerai toujours comme mon chez moi.
Plutôt connu sous le nom de la Drôme des collines, le coin que je vous emmène visiter est en fait tout le contraire. On aperçoit déjà un bout des Alpes et on prend tout de suite de la hauteur. J’ai aimé visiter ce coin inconnu, je suis allée de surprises en surprises et je pense que je vais encore plus aimer vous partager ce petit bout de Drôme. Et, pourquoi pas, vous donner envie d’y aller à votre tour.

Je ne vais pas vous le cacher, si j’ai pu découvrir une telle merveille c’est grâce à une invitation de dernière minute par l’office du tourisme de Dieulefit-Bourdeaux et le département de la Drôme. Grâce à eux, j’ai pu tester toutes ces activités et c’est en toute transparence que je vais vous en parler.
Ces deux jours de visites m’ont aussi permis de faire de nombreuses rencontres. Que ce soit les autres bloggeurs qui m’accompagnaient ou les personnalités à la tête de chacune des activités. Car s’il y a bien un fil commun à retenir de toutes ces expériences, c’est le caractère passionné et affirmé de toutes ces personnes. J’ai adoré les écouter parler et j’espère vous transmettre au mieux leur savoir-faire et leur amour pour leur travail.

 

Une terre chargée d’histoire

On commence fort ! Car pour moi, clairement, ce fut une véritable découverte. Et quelle découverte ! Je ne suis pas loin de ce bout de Drôme. Et pourtant je n’en avais jamais entendu parler. J’ai été sidérée de me rendre compte qu’une partie de mon histoire locale m’étais totalement inconnue.  L’histoire de Dieulefit-Bourdeaux fut donc un des fils conducteurs de notre virée.

Sur les pas des Huguenots

Saviez-vous par exemple que nombre de Drômois sont protestants et non chrétiens ? Et que, fut un temps, ces mêmes protestants ont dû avoir recours à l’exil pour essayer de sauver leur vie ?

Cela remonte à la fin du 17ème siècle où nombre de familles protestantes vivant dans le pays de Bourdeaux et les communes alentour furent persécutés par le Christianisme. Les protestants étaient considérés comme des chrétiens réformés et durant de nombreuses années, le Royaume de France a tout tenté pour ramener les réformés à la religion du Roi. Refusant de coopérer et abandonner leur religion, nombre de protestants Huguenots ont choisi l’exil pour trouver l’asile ailleurs. D’importantes vagues d’émigrations ont eu lieu dans différentes contrées de France en direction de l’Europe de l’Est : Suisse, Autriche, Allemagne. Beaucoup d’entre eux sont morts pendant le trajet, d’autres une fois arrivés n’ont pas trouvé de quoi survivre : un travail, un endroit où dormir… Certains, peut-être plus chanceux, ont pu se reconstruire une vie, loin de leur terre natale.
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Cette lutte pour leur liberté, mais également toute la violence et l’intolérance que cela a engendrée, provoque à l’époque une vague de contestation et de réflexion en Europe. Le respect de l’humanité a été remis en cause.
Aujourd’hui, sur les terres ayant abrité cet exil, un sentier de randonnée a été créé. Des activités plus approfondies sont également organisées pour comprendre plus en détail ce pan d’histoire.
Ce chemin, appelé « Le sentier des Huguenots », nous en avons parcouru une très petite partie en compagnie d’un expert en la matière qui nous a fait profiter de ses connaissances historiques sur le sujet.

Johannes Melsen, notre guide, c’est exactement le genre de bonhomme amoureux de l’Histoire, auquel on peut s’attendre. Il est véritablement passionné et connaît sur le bout des doigts son sujet. Je vous recommande vraiment de passer par lui si ce thème vous intéresse. C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine des principales activités proposées autour des Huguenots. Il a même écrit un court récit de ce que fut la vie d’un Huguenot de Bourdeaux à cette époque. Et il propose toutes sortes d’animations dans les villes avec visite de certaines demeures.

Le sentier vous tente ?

Il est au départ de Poët-Laval dans la Drôme et se termine à Bad Karlshafen au Nord de l’Allemagne. Un sentier de près de 1 500kms au total et une véritable traversée de pays européens.
A savoir qu’il est également possible de faire uniquement le tracé Français, composé de 360kms et 29 étapes. Un itinéraire cyclable a également été mis en place sur 430kms et neuf étapes.

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Infos pratiques

Pour en savoir plus sur les randonnées possibles et leurs étapes Pour en savoir plus sur l’histoire des Huguenots

Association « Sur les pas des Huguenots »
8, rue Garde de Dieu
F-26220 Dieulefit
Contact : info@surlespasdeshuguenots.eu
Musées : www.museeprotestant.org

 

Des activités à ne plus savoir où donner de la tête

A la rencontre de nos amis les ânes – Tzig’ânes

On a démarré très fort durant ces deux jours à Dieulefit. En parallèle de l’histoire locale qui nous était contée, nous avons pris part à une activité que j’ai toujours eue envie de faire : randonner avec les ânes ! Il ne s’agissait pas là d’une transhumance (que je ferais un jour, pour sûr), mais bien d’une balade.
Rendez-vous à la ferme du Bois de Montjoux qui fait non seulement chambre d’hôte, mais aussi gite d’étape et propose donc des randonnées avec un âne : à la journée, sur plusieurs jours, en parcours sportif, avec des enfants, en solitaire…
Tout est possible, Pascaline et Alain vous aident à organiser la randonnée parfaite en fonction des envies et des possibilités.

Le principe est simple : vous marchez, ils portent (sacs, repas…).
J’avoue avoir été un peu sceptique au début concernant la charge supportée par ces animaux. Ou s’il était bien bon de leur faire « subir » de telles choses. S’en est donc suivi une discussion avec la propriétaire de la ferme. C’est une véritable amoureuse de la nature et des ânes, qu’elle possède en nombre : plus de 15 ! Elle les connaît sur le bout des doigts et est très attachée à certains. J’ai été agréablement surprise d’apprendre que c’est une fille de la ville qui a toujours été reliée à la nature.
Avec leur mari, ils ont décidé de tout quitter pour se construire une nouvelle vie à la campagne et vivre de leur passion bucolique.

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tziganes drome rlD’accord et les ânes dans tout ça ? Ils peuvent apparemment porter sans soucis jusqu’à 1/3 de leur poids, du fait de leur colonne vertébrale très développée qui est donc assez solide. Cependant, ici, ils ne leur font porter que 40kg maximum, selle et sacs compris. Evidemment, plus on veut aller loin et marcher longtemps, moins il faut de poids. De plus, elle ne prend pas autant de randonneurs que d’ânes disponibles. Simplement pour pouvoir intervertir les ânes sur les semaines et les laisser au repos.

Je précise également que les ânes sont des animaux qui aiment se dégourdir les pattes. Et les changer un peu de paysage, leur faire prendre des sentiers différents, les sortir de leur enclos habituel ne peut leur faire que du bien. Le tout est d’aller à leur allure et de s’assurer que rien ne les blesse, de les décharger pendant les pauses… Ils sont aussi très sociables alors si vous y allez en douceur, sans les brusquer, ils apprécieront votre compagnie et n’en seront que très heureux.

« Je rigole toujours quand je vois les randonneurs revenir de leurs balades en portant eux-mêmes les sacs pleins et laissant les ânes tranquilles sans charges ! Ils ont eu de la peine de les voir porter autant et voulaient les soulager. »

Découverte des sentiers et apprentissage des ânes

Nous sommes dans la Drôme profonde, celle que je ne connais pas bien. Alors, ce fut un régal d’y faire une randonnée, même courte. Ce n’est que prometteur de ce que la Drôme a de plus beau à offrir. Et ce n’est qu’une porte ouverte vers de nouvelles venues sur ces terres pour en découvrir toute la beauté.
Du col de Boutière, nous sommes partis en direction de la forêt de Saou. Une vue sur le Vercors nous permettait d’en apprécier toute sa beauté. A travers paysages magnifiques et panorama époustouflants, nous avons appris à randonner avec un âne. Et ce fut tout un programme !sentier huguenots drome rl

Cher animal astucieux, tu as essayé à de nombreuses reprises de nous tester. Les hautes herbes du bord de route te faisaient de l’œil, on le voyait bien. Mais te laisser l’opportunité d’en goûter ou une deux bouchées, c’était te laisser faire la randonnée…à ton rythme. C’est-à-dire lentement et goulûment.

Apprendre à randonner avec toi, c’est être à la fois doux et ferme, un peu comme avec un enfant. La comparaison semble de mise puisqu’apparemment ton comportement est comparable à celui d’un marmot de 5-6 ans. Mais ton intelligence surpasse, elle, l’image têtue que l’on te donne. Si tu refuses d’avancer, c’est qu’il y a toujours une raison : peut-être manque-t-il un randonneur ? Ou un autre âne ? Ou bien es-tu tout simplement attiré par cette jolie chose qui brille là-bas ou ce brin d’herbe fort appétissant. Dès le début, il faut donc te faire comprendre que ce n’est pas une randonnée gustative même si, je l’avoue, on t’a de temps en temps laissé becqueter un ou deux brins d’herbe sous l’œil amusé de notre hôte.

D’ailleurs, à quoi bon insister à tirer sur la corde quand une petite branche te fait avancer, attisant ta curiosité. Un âne se pousse, mais ne se tire pas. A bon entendeur, votre randonnée n’en sera que plus agréable.

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©Le Caillou aux Hiboux

sentier huguenots drome rlIl y aurait un millier de choses à savoir sur ces animaux tant ils sont adorables et attachants. J’ai apprécié ces quelques heures en leur compagnie. C’était reposant -même si ça grimpait, agréable -même s’il y avait du vent et ressourçant -même en ces terres inconnues.
Nous avions vue sur les montagnes du Vercors, en traversant forêt et champs. Les paysages étaient diversifiés, toujours jolis. Ils m’ont juste donné envie de revenir.

Infos pratiques
TZIG’ANE
26460 Bourdeaux
04 75 53 36 94
www.tziganerando.com

 

Pour un massage des pieds très révélateur

Les soins de Maëva

Un massage de réflexologie plantaire, vous connaissez ? Moi à la base pas du tout, mais j’ai adoré. J’ai surtout été subjuguée et bluffée. Ça consiste tout simplement en un massage des pieds. Enfin tout simplement… non !
En touchant certaines zones de nos pieds, Maëva notre hôte arrive à faire la connexion avec les parties de notre corps concernées. C’est ainsi qu’elle a pu deviner que je faisais de l’asthme petite ou que j’ai des soucis d’intestins. Incroyable je vous dis !

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©OT Dieulefit-Bourdeaux

Mais elle ne s’arrête pas là. Que nenni. Non seulement elle met le doigt sur ces zones sensibles, mais en plus elle arrive à avoir un impact dessus. On se sent réellement détendue à la fin. Les pieds sont tout légers, c’est limite si on a envie de marcher ensuite pour ne plus les abimer 😉
D’ailleurs on se rend compte alors à quel point les pieds sont sensibles et à quel point nous pouvons les martyriser tout le long de la journée.

Discuter avec Maëva fut aussi un véritable plaisir. Depuis plus de 10 ans, elle s’est spécialisée dans les soins naturels. Fuyant les produits chimiques vendus dans les commerces pour fabriquer ses propres soins de massages à l’aide d’huiles et macérât. Etant très sensible aux produits naturels, j’ai trouvé sa démarche vraiment intéressante. J’en consomme de plus en plus personnellement et j’ai pu bénéficier de précieux conseils.

Par contre, elle le dit elle-même, certes le naturel prend de l’ampleur, mais il est encore compliqué de faire sa place. Il n’existe que très peu d’esthéticiennes qui utilisent des produits naturels et encore moins qui les fabriquent elles-mêmes. Du coup, il y a toute une démarche pour se faire connaître et montrer/démontrer les bienfaits des produits.

Infos pratiques
Les soins de Maëva
Massages bien-être et esthétique bio
Pont de Barret
06 33 62 34 07
a.lessoinsdemaeva@gmail.com

 

Et si on prenait de la hauteur ?

Arkad’Arbre

C’est parti pour vous parler de mon activité préférée ! Celle que j’ai adoré découvrir et faire. Moi qui aime les nouveautés, j’ai été servi.
Nous avions rendez-vous avec Magali de la société Arkad’Arbre. J’avais vaguement entendu parler que durant ce séjour nous dormirions perchés, alors je m’étais imaginée une cabane mais pas…ça. —-Aaaahh le suspens ! 😉

Nous sommes partis dans les hauteurs de notre camping, direction la forêt. Puis Magali a voulu que notre immersion soit totale et pour cela rien de mieux que se priver de l’un de ses sens. Ni une, ni deux nous voici avec un bandeau sur les yeux, la forêt devant nous et un simple fil sur notre droite pour nous repérer. Pour le reste, nous devons jouer avec nos quatre autres sens pour nous déplacer sans essayer de se faire mal. Et le parcours n’était pas forcément simple. Il a fallu enjamber des branches, se baisser pour ne pas s’en prendre une sur la tête… Je vous avoue que j’ai passé mon chemin une main au-dessus de moi pour éviter de me cogner. Mais au final c’était vraiment une expérience originale et intéressante à faire.

©OT Dieulefit-Bourdeaux

©OT Dieulefit-Bourdeaux
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Une fois arrivés nous nous sommes assis pour discuter de la nature. Comment elle se nourrit, vit, évolue… un échange très instructif avec une mono vraiment passionnée. Et là on a levé la tête pour découvrir trois hamacs suspendus à 15m de haut. Oui oui, c’était bien là que nous allions devoir passer la nuit. J’avais des étoiles dans les yeux tellement je trouvais ça dingue.

La question qui suit généralement, c’est « comment » ? Et bien nous avons utilisé la technique du nœud de prussik. Aussi simple qu’ingénieux. Un nœud qui, à la fois, se coulisse et se bloque.
Pour monter, nous avions un harnais et deux cordes avec nœud de prussik. Une au niveau de notre pied et une au niveau de notre buste, le tout attaché avec des mousquetons. Pour grimper, il suffit de monter le premier nœud de prussik bien haut vers notre tête et le deuxième nœud vers notre genou. Puis on prend appui sur le deuxième nœud pour se soulever. On évolue alors de quelques dizaines de centimètres et le nœud se bloque. Et ainsi de suite.

©OT Dieulefit-Bourdeaux

Pour l’anecdote, j’avais voulu prendre mon téléphone portable avec moi et l’avait glissé dans ma poche. C’était sans compter ma maladresse habituelle ou ma malchance… il est tombé ! De minimum 5m voire 10m…! Le baudrier avait dû faire appui sur ma poche, ouvrant la fermeture et laissant mon téléphone vagabonder selon ses envies. Dans ma malchance j’ai étais chanceuse puisqu’on la retrouvé intact. Le soir, je ne me suis pas fait avoir et je l’ai directement mis avec le sac de couchage. Non mais !

La première montée j’ai dû mettre bien 30 minutes, mais le soir après le repas en 15 minutes c’était fait. Pour rendre l’immersion encore plus intense, Magali nous a raconté une jolie histoire sur la nature. Il ne nous manquait qu’un feu de bois crépitant et le repos était total. J’étais allongée sur mon hamac, la tête dans les étoiles pour la nuit –littéralement.

Sauf que… Sauf que toute la journée nous avons eu un vent terrible – 70km/h quand même ! Et même si ce soir-là le vent s’était calmé, nous étions bien bercés. Ce n’était pas forcément le pire pour moi, car les sensations ressemblaient plus à celles de vagues en pleine mer. Par contre, le bruit du vent était juste horrible. A chaque fois que je me sentais partir dans les bras de Morphée, les rafales venaient me réveiller cyniquement. A 3h du matin, n’en pouvant plus, on décide de descendre. Une grosse journée nous attendait le lendemain et mon corps criait repos. Nous sommes donc partis à regret rejoindre la cabane de notre camping.

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L’avantage quand on dort en forêt, c’est qu’on est au cœur d’une faune incroyable. On ne peut voir, car la nuit est noire intense. Mais encore une fois tous nos autres sens sont en alerte. Et c’est comme ça que durant la nuit, nous avons entendu le cri du cerf. Je vous avoue que je ne l’ai su que le lendemain. Sur le coup, ça ressemblait plus à un cri de chien qui a la voix cassé. Mais ma description semble juste, car c’est comme cela que nous l’a décrit Magali. Nous avons même eu droit au son de sabot qui s’approche de nous puis qui repart d’un coup. Surement apeuré de voir qu’il n’est pas seul.
Infos pratiques
Arkad’Arbre
Quartier le Chafal
26160 Pont-De-Barret
06 03 10 00 94
www.arkadarbre.wordpress.com
A partir de 8 ans

 

Acro Pôle Aventure

Après avoir passé la nuit (ou presque) perché à 15m, nous partions de nouveau pour une virée dans les arbres. Mais cette fois-ci un peu moins haut : petite excursion en accrobranche à Acro Pôle Aventure.
Nous avons eu le temps de faire tous les parcours du jaune au rouge, mais avons dû laisser de côté les noirs. Les voies sont sympas, assez facile me concernant contrairement à ce que j’ai pu faire jusque maintenant. Par contre, ce sont des parcours parfaits en famille ou pour ceux qui ont un peu le vertige.
J’ai eu l’occasion de découvrir deux ou trois obstacles que j’ai fortement appréciés, comme le passage en skate. Bon d’accord ce n’est peut-être pas le bon nom (je l’ai oublié) mais voici une petite vidéo qui vous donnera un bon aperçu 😉

©Le Caillou aux Hiboux

Par contre, j’ai fait une énorme découverte pendant cet accrobranche : les nouveaux mousquetons sécurité ! Je vais reprendre avec vous les bases, au cas où.
Normalement, quand on fait de l’accrobranche, nous avons tous un baudrier ainsi que deux mousquetons. Deux pour la sécurité. C’est-à-dire que quand on veut passer d’une accroche à l’autre, on enlève son premier mousqueton pour l’attacher plus loin. Puis on avance et on accroche son deuxième mousqueton. De ce fait, nous sommes toujours attachés à l’arbre -qui rappelons-le est à plus de 10m de haut.
Le problème c’est que certains, pour être plus rapide, prenaient directement les deux mousquetons pour avancer.
Eh bien, un père de famille a inventé une technique toute bête quand il a vu que son fils faisait de même. Les mousquetons sont comme aimantés, il est donc plus dur de les enlever pour les rattacher plus loin. On prend son temps ! Mais plus que ça, ils sont comme « connectés » c’est-à-dire qu’il n’est pas possible d’avoir les deux mousquetons détachés en même temps ! Ingénieux non ?

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©Le Caillou aux Hiboux

L’autre point positif de cette matinée à Acro Pôle Aventure, c’est que j’ai découvert qu’ils ne faisaient pas que de l’accrobranche ! Ils ont un nombre incroyable d’activités possibles : tir à l’arc, escalade, canoé, canyoning, via ferrata, course d’orientation, paintball, descente en rappel…
Franchement, rien que pour tout ça, ça donne envie d’y retourner ! Pour tester et découvrir de nouvelles choses !

Infos pratiques
Acro Pôle Aventure
La Patte
26220 COMPS
06 73 39 35 36
acropoleaventure@neuf.fr

 

La renommée de Dieulefit-Bourdeaux

Picodon un jour, Picodon toujours

La ferme de Pracoutel

Après avoir bien déambulé en hauteur, nous sommes redescendus les pieds sur terre en compagnie de nos amies les chèvres. Nous avons en effet pris la direction de la ferme de Pracoutel qui fabrique entre autre le très renommé fromage Picodon Drômois.

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Picodon, mon amour

Les approches de traduction du mot picodon ont suivi plusieurs pistes, du franco-provençal « qui pique la langue » à l’occitan « picho » qui veut dire petit. Aujourd’hui, les traducteurs semblent se mettre d’accord sur « le petit fromage qui pique » Son orthographe varie selon les époques et les lieux : picaudou, picaïdon, picaudon...picaoudou… Dans cette région des Préalpes drômoises et des contreforts du Massif Central ardéchois, la chèvre est le seul animal laitier. Et que faire quand la source de lait se tarit en hiver pour cause de gestation des caprins ? Des fromages ! De petite taille, car la chèvre donne peu de lait par jour (3 litres en moyenne), mais pouvant aussi bien être mangés rapidement (quelques semaines) ou se conserver longtemps (plusieurs mois), en particulier lorsqu’ils sont plongés dans l’huile d’olive. Source : http://fromagium.typepad.com

La ferme, que nous avons visitée, possède 150 chèvres et quelques boucs. Elles sont élevées en plein air. Et il est tout à fait possible de venir acheter divers fromages puisqu’un accueil a été créé avec un petit magasin. Et afin de faire connaître ce fromage de chèvre et les techniques de fabrication, le gérant de la ferme a créé deux circuits.
Le premier permet de visiter les usines de fabrication des fromages avec des vidéos explicatives. L’autre permet de se balader dans les champs, à la rencontre des chèvres pour en apprendre plus sur leur façon de vivre. Ce sont deux parcours très familiaux et accessibles aux enfants. Je vous les recommande !

Infos pratiques
La ferme de Pracoutel
Hameau de Pracoutel
26220 Vesc
04 75 46 48 35
fermedepracoutel@orange.fr
www.dromeprovencale.fr

 

Un travail des mains ancestral

Atelier poterie – Le petit scarabée

Encore une chose que j’ai découverte sur place : la Drôme, c’est un peu le pays de la poterie. Ou du moins, Dieulefit-Bourdeaux. Cela est entre autre chose dû au fait que c’est une terre d’argile où venaient se servir directement les créateurs.
Ca faisait longtemps que je n’en avais pas fait et j’en avais que de bons souvenirs ! J’étais donc tout à fait partante pour essayer à nouveau. Sans compter que nous nous trouvions sur un lieu emblématique : l’ancienne extraction d’argile pour potier. Un endroit hors du temps, en pleine nature, très reposant et où on ne pouvait qu’imaginer ce lieu en pleine activité bien avant nous.

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La tradition de la poterie dans le pays de Dieulefit-Bourdeaux remonte loin dans le passé : les fouilles archéologiques ont livré des vestiges de fours et de poteries datant de l’époque gallo-romaine. L’apogée de cet artisanat eut lieu au XIXe siècle, puis la poterie d’art attendra les années 1925 pour donner un nouveau souffle à la terre.

Nous étions en compagnie de Myriam de l’atelier Le Petit Scarabée. Elle nous a parlé de cet art avec passion qu’elle a appris en autodidacte pour ensuite lui insuffler son propre style : la calligraphie arabe et l’art de la table.
Les consignes qu’elle nous a transmises représentent le b-a-ba de la poterie. Les bases sont donc jetées et après c’est à nous d’apporter notre touche.
On prend un bloc d’argile, on le tapote pour en former une boule, on le creuse avec le pouce et ensuite on laisse parler son imagination pour lui donner la forme que l’on veut. Là on a créé un bol, une tasse, un récipient…
Pour créer un « couvercle », après avoir créé notre boule, on l’aplatit avec notre paume pour lui donner la forme souhaitée. Puis à l’aide d’une éponge on peut arrondir les bords.
Et pour ajouter des motifs, nombre d’ustensiles ont été créés pour vos envies les plus folles.

Il faut savoir que l’argile est une terre à travailler et retravailler. Sans oublier d’ajouter de l’eau de temps en temps pour ne pas qu’elle sèche trop vite. On ne peut prendre un bloc carré, faire des formes dessus et en rester là. Le résultat ne serait pas le même.
Et puis rien ne vaut ce moment de détente à travailler la terre. Vraiment c’est très reposant et le temps passe à une vitesse folle. Nous sommes restés deux heures avec Myriam alors même que j’avais l’impression d’être arrivée il y a seulement 10 minutes.

©Le Caillou aux Hiboux

Une fois les créations terminées, Myriam les cuit au feu de bois et ce à trois reprises. Le procédé est donc long, mais j’imagine que le rendu est différent que cuit au four.
Chaque stage à ses côtés se termine par une création. Et Myriam les cuit toutes puis les garde pendant maximum un an avant de les jeter. Aussi, si vous souhaitez récupérer votre création, c’est tout à fait possible. C’est l’occasion également d’aller visiter son atelier qui se trouve en plein cœur de Dieulefit. Ma création m’attend et il est prévu d’y aller prochainement pour admirer mon œuvre.

Infos pratiques

Atelier Le Petit Scarabée
Meryeme Sebaaoui
10, place du Château
26220 Dieulefit
07 86 97 69 12
meryeme.sebaaoui@gmail.com
www.lepetitscarabee.com
Horaires
Du lundi au mardi de 10h à 19h
Le mercredi jusqu’à midi
Du jeudi au dimanche de 10h à 19h

 

Dieulefit-Bourdeaux : côté pratique

Où dormir

Un air de Canada en guise de camping : Huttopia

Vous ne me croyez pas ? Et pourtant c’est possible ! C’est un camping complètement nature qui est présenté ici, inspiré de l’ambiance Canadienne. Attention, ils n’ont pas cherché à tout reproduire dans les moindres détails, mais seulement à recréer une atmosphère.
La nature est clairement omniprésente, à tel point que l’on a vraiment l’impression d’avoir changé d’endroit. Le site est entouré d’arbres de toutes part, les cabanes sont en bois ou en toile, un lac se trouve dans la plupart des sites… bref c’est un site totalement initiatique.

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huttopia drome rlA l’origine, ils sont deux, deux passionnés à vouloir recréer une hôtellerie de plein air, offrant un retour à la nature le plus complet possible. C’est comme ça qu’il y a 10 ans, ils ont créé leur petit camping devenu aujourd’hui une véritable franchise présente dans divers endroits en France et depuis peu en Amérique du Nord… C’est-à-dire… au Canada oui ! Fou non ?
Ils plaident dans leurs lieux un concept d’écotourisme à faible impact environnemental. Je ne suis pas allée dans tous les détails de leurs propositions, mais c’est vrai que ça à l’air plutôt respectueux.

Le but de leur offre étant de passer toutes les vacances sans quitter le camping. Pour cela trois à quatre activités sont proposées par jour et compris dans le prix. Il y a la piscine, le lac, un espace spa et sauna, un restaurant, des airs de jeux… tout quoi ! Et bien évidemment, il y a toujours la possibilité d’aller découvrir la vie locale entourant le village. Comme vous avez pu le voir…ce n’est pas ce qui manque 😉

©OT Dieulefit-Bourdeaux

©Le Caillou aux Hiboux

En ce qui me concerne, comme nous n’avons pas passé l’intégralité de notre nuit perchés dans les arbres, nous nous sommes réfugiés à 3h du matin dans cette jolie cabane en bois !
Mais le village-vacances propose aussi des cabanes en toile, des emplacements camping, des cabanes perchées…
Bien évidemment, nous avons aussi profité de l’espace détente qui fut un régal. J’aurais aimé flâner un peu plus dans ce lieu pour pouvoir vous en montrer toutes les facettes. Surtout qu’il était entouré de champ de lavande, typique de la Drôme provençale.

Le seul bémol serait peut-être le prix. Le séjour peut paraître un peu cher, même s’il ne faut pas oublier que tout est compris dedans. Tout dépend donc des vacances ou du weekend que vous voulez passer. Je vous laisse vous faire votre propre avis.

Infos pratiques
Camping Village Huttopia Dieulefit
Quartier Espeluche
26220 Dieulefit
04 75 54 63 94
www.europe.huttopia.com

 

Où manger

Restaurant Le Quartier

Avant d’aller passer la nuit dans les arbres, nous sommes allés nous restaurer au restaurant Le Quartier qui propose entre autre des spécialités culinaires locales. Au menu du soir : le gratin de ravioles !
Alors, pour ceux qui ont déjà goûté ce met délicieux dans son pays natal, sachez que c’est loin d’être le plat fine taille… Oups, j’entends qu’on nous conseille de manger léger pour grimper tranquillement et passer une bonne nuit ? Apparemment, dormir en altitude et avoir le ventre plein ne font pas bon ménage.
Sauf que… eh bien oui ce sont des ravioles quoi ! Un de mes plats préférés et alors que j’étais en pays drômois je n’ai pas pu résister vous comprenez 😉 On verra bien ce que ça donne…

Et verdict…ce fut succulent et bien lourd comme prévu. Mais après tout c’est ce que l’on recherchait, on ne va pas se plaindre. Surtout que le dessert nous a permis de rajouter un bon gâteau au chocolat à notre ventre déjà bien repu.

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Mais en dehors de ces spécialités locales, ce restaurant vaut le détour pour sa décoration. Déjà c’est un peu le restaurant du quartier, réputé, où tout le monde se connaît et où tout le monde se réunit pour bien manger. Et puis, il a un charme fou !
La décoration est faite de simples phrases sur… bien manger évidemment ! Tout est lié vous voyez….

le quartier drome rl

Infos pratiques
Le Quartier
5, rue Justin Jouve
26220 Dieulefit
cbmg@restaurant-le-quartier.com
www.restaurant-le-quartier.com

 

On mange bien « Chez mon Jules », vous venez ?

Hmmm ! Miam… Yummy !
Pardon ! Rien que d’y penser, j’en ai encore l’eau à la bouche tellement c’était bon !
Pour l’anecdote, depuis le début Aline nous parlait de Chez mon Jules et d’à quel point nous allions aimer. C’est vrai que, bêtement, nous nous sommes imaginés nous retrouver chez SON jules pour manger. En soit, ça ne m’aurait pas dérangé et peut-être que SON jules cuisine vraiment bien. Mais je n’ai franchement pas été déçue de voir que nous allions dans un restaurant semi-gastronomique. Non non ! Avec une vue en plus… je vous laisse admirer !

chez mon jules drome rl

chez mon jules drome rl

chez mon jules drome rl
©OT Dieulefit-Bourdeaux

C’est un couple de parisiens qui a décidé de se retrouver face à un peu plus de verdure. Et franchement, on les comprend quand on voit leur localisation. Leur déco est un mic-mac de tout ce que j’aime : tableaux décalés, vinyle et tourne-disque… ils ont même une cave à vin « gare de Lyon ». C’était un régal de faire attention à tous les détails de ce genre.

Mais maintenant que je vous ai planté le décor, passons au repas !

chez mon jules drome rl

©OT Dieulefit-Bourdeaux

Chaque plat était un délice et on s’est tous un peu amusés à découvrir les différents ingrédients qui composaient les plats. L’avantage, c’est que le menu change régulièrement donc on peut venir à de multiples reprises sans jamais s’en lasser.

Place aux prix maintenant, parce que là aussi vous allez être bluffé ! Le midi, le menu est à 31€ à l’ardoise. Pour le reste, vous avez le choix entre un menu à la carte à 36€ et un menu dégustation à 55€. Ce qui, franchement, pour du semi gastronomique, reste tout à fait accessible.

Si vous passez par là-bas un jour, n’oubliez pas de vous rendre aux toilettes… elles valent le détour 😉

Infos pratiques
Chez mon Jules
5 rue Etienne de Vesc
26220 VESC
chezmonjules@gmail.com
04 75 04 20 74
www.chezmonjules.com

 

Un bon goustarou entre amis

Goustarou ? Kézako ?
Tout simplement le mot patois pour dire « goûter salé ». Attention à bien sélectionner des produits du terroir pour rendre l’expérience encre plus savoureuse. C’est ce que nous avons pu déguster après notre randonnée avec les ânes et c’était un régal !
Picodon, fromage frais, jambon, olives, légumes du soleil, tapenade, pain boulanger, pogne, lunettes à la framboise, nougat… les spécialités ne manquent pas dans ce département. Laissez-vous tenter.

goustarou drome rl

Vous ne savez pas où chercher ?

Croc-Déli-Drôme
Biscuiterie Artisanale
1, rue des Artisans
26450 Cléon-d’Andran
04 75 90 15 73
www.crocdelidrome.fr
Boulangerie-Pâtisserie Gilles Laumonnier
4, rue Justin Jouve
26220 Dieulefit
04 75 46 41 08
L’Instant Primeur
12, place Châteauras
26220 Dieulefit
09 83 49 46 39
Boucherie-Charcuterie Marguerite
55, rue du Bourg
26220 Dieulefit
04 75 50 60 22

 

Le mot de la fin sur Dieulefit-Bourdeaux

Ce fut une agréable découverte ! Ce qui est drôle c’est qu’après mon séjour dans ce petit coin de Drôme et en en parlant autour de moi, je me rends compte que beaucoup de personnes connaissent et trouvent cet endroit très joli. Alors, volonté de garder ce lieu secret ? Peur de le dévoiler aux autres ? Ou oubli total de faire partager les bons spots ?

Moi en tout cas je vous en parle et vous le recommande. Comme vous avez pu le voir, de nombreuses activités sont possibles et c’est réellement un bout du monde chargé d’histoire. Le tout est accessible financièrement.
En un mot : foncez !

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