Quand on pense paradis, la plupart du temps nous pensons plages, sable fin, mer salée et soleil sous les cocotiers. Je n’ai rien vu de tout cela en ce weekend italien. Pourtant je n’ai pas peur ni honte de dire que j’ai visité un véritable coin de paradis, en plein cœur de la Vallée d’Aoste.
C’est le genre de rencontre que l’on fait complètement par hasard. Nous cherchions une escapade pour le weekend, pas trop loin de chez nous, un peu dépaysant, authentique qui nous permettrait également de découvrir de nouvelles choses. On m’a alors recommandé Aoste dans le Nord d’Italie. Quelques recherches rapides sur internet après et nous avions planifié notre weekend. Et quel weekend !

Il faut dire que tu es tombé à pic. Avec ses derniers temps pleins de changements, mais compliqués sur le plan émotif également, j’avais besoin de changer d’air, de m’échapper le temps d’un instant. De ne penser à rien et seulement découvrir de nouveaux paysages, de nouveaux plats, une nouvelle langue…
Tu m’as offert tout ça sur un plat d’argent et même plus !

Des montagnes aussi pentues que jeunes, une rivière à l’eau si limpide qu’on pouvait voir le sol à travers, des rues médiévales dans le pur style romain, des maisons au toit dallé… Je suis restée sans voix une fois sur tes hauteurs ;

Vue Vallée d’Aoste Italie

sans voix en parcourant tes villages qui s’étalent au pied de tes montagnes ;

village aoste italie

sans voix face à tes cascades ;

Cascade Val d’Aoste Italie

et sans voix face à tes spécialités locales…

Repas italien Val d’Aoste
Repas italien Val d’Aoste

J’aurai bien rajouté sans voix face à tes lacs, mais tu as la particularité de les cacher aux sommets de tes piques. Là où la neige est toujours présente au mois de mai. Nous n’avions pas prévu de faire des randonnées sur des chemins tout blanc, aussi c’est avec regret que nous n’avons pu les admirer. Mais peut-être est-ce là une occasion toute simple de revenir, une occasion de parcourir à nouveau tes terres. Maligne que tu es.

Montagnes Val d'Aoste ItalieIl y a quelques temps, une amie me disait que lorsqu’elle voyageait, la dernière chose qu’elle voulait quand elle rencontrait des gens, c’était de parler français. Je n’étais pas d’accord à l’époque où on en avait parlé. Mais aujourd’hui et après ce weekend je comprends un peu mieux son point de vue. Car ce fut-là ma seule contrariété. Tu es tellement à la frontière de la France, que presque tous les habitants de ta région parlent notre langage. Et autant ce fut un plaisir d’entendre les Italiens chanter notre belle langue de Molière ; autant ce fut agaçant d’entendre les Français demander des informations directement dans leur langue sans même prendre la peine de demander avant si la personne en face pouvait les comprendre. Avec leur air hautain, sans un mot d’italien – ne serait-ce que bonjour, merci, au revoir – ils m’ont donné honte.

Nous avons alors tôt fait de fuir les rues touristiques pour se perdre dans le dédale médiévale que tu offres à Aoste. Car maintenant que tu me connais un petit peu, tu sais que je préfère largement les petites rues contiguës. Celles qui sont parfois inaccessibles, toutes petites, où il faut se baisser ; plutôt que me promener à travers une foule de passant sans pouvoir admirer le paysage urbain.

Je te dis donc à très bientôt, un weekend à tes côtés me semblent tout à fait envisageable. Surtout maintenant que je sais que tu es tout près. Et puis qui sait, peut-être que j’emmènerai d’autres personnes avec moi ou que d’autres viendront de leur plein grès.
La gentillesse de tes habitants et la beauté de tes lieux m’ont plus que donnés envie de revenir.